joebar78740
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01 Mar 2008, 21:47 |
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| Citation: | Draguignan : Un pompier mis en examen pour soustraction d'indice
Une vérité judiciaire sortira-t-elle un jour, au sujet de la mort atroce de trois pompiers de La Seyne-sur-Mer, dans l'un des grands feux de l'été 2003 à La Garde-Freinet ? Après presque quatre ans d'instruction sur une éventuelle responsabilité dans la chaîne de commandement, un dossier annexe vient d'être ouvert au cabinet de Mme Cina, juge d'instruction au tribunal de grande instance de Draguignan.
feu mortel de la garde-freinet
Il concerne un sous-officier pompier, spécialiste des communications au Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de Draguignan, qui a été mis en examen mercredi dernier pour soustraction d'un document susceptible de concourir à la manifestation de la vérité.
Bandes baladeuses
Cette information judiciaire, distincte du dossier principal ouvert au lendemain de l'incendie, fait suite à une plainte avec constitution de partie civile des familles des pompiers disparus. Celle-ci a pour objectif de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles les bandes d'enregistrement des communications entre le PC mobile et le Sdis, la nuit du drame, ont mystérieusement disparu quand on a voulu les consulter quelques mois après. Elles ont finalement ressurgi plus d'un an après, mais elles étaient inexploitables.
De là à penser que l'état-major des pompiers pourrait avoir eu quelque chose à cacher? Cette nouvelle mesure d'instruction aura au moins le mérite de crever l'abcès, si ce n'est d'apporter enfin une vérité que les familles n'en peuvent plus d'attendre.
Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2003, peu après 21 heures, deux camions de pompiers qui faisaient partie d'une colonne engagée sur la RD 14 entre La Garde-Freinet et Grimaud ont été pris au piège par des flammes d'une violence inouïe. Il s'agissait d'un « phénomène de bulle thermique » selon les experts civils.
L'équipage du camion de Brignoles s'en est sorti. Mais dans le second, venu de La Seyne, Georges Lahaye, Michel Giovannini et Patrick Zedda ont péri.
A la recherche d'une faute de commandement
Leurs familles se demandent toujours pourquoi les trois hommes ont été envoyés au plus fort de l'incendie sur une piste étroite, où apparemment il n'y avait rien à défendre. Cette thèse d'une possible faute de commandement est soutenue par leur avocat, le pénaliste toulonnais Jean-Claude Guidicelli.
Il s'en était ouvert au juge d'instruction trois mois après le début de l'enquête. Celle-ci avait d'abord cherché à établir la responsabilité d'un éventuel incendiaire. En vain.
L'audition des enregistrements des messages opérationnels aurait-elle permis de répondre à cette question ? On n'en saura jamais rien. Et la question est désormais posée au major Bernard Fugier de savoir pourquoi.
Mais sur le fond du dossier, qu'il s'agisse d'un incendiaire ou d'un officier responsable, personne n'a pour l'instant été mis en examen.
G. D.
Var Matin |
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_________________ Je me presse de rire de tout de peur d'être obligé d'en pleurer (Beaumarchais)  |
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