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La crise du volontariat


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brembored
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MessagePosté le: 19 Fév 2009, 08:54 Répondre en citant Revenir en haut de page

C'est un gros pavé désolé

Citation:
Le Point sur la crise du volontariat
Page 1 sur 2
De 4,46 sapeurs-pompiers pour 1 000 habitants en 1992, on est passé à 3,89 en 2006. La faute d’abord à la baisse du nombre de volontaires, qui représentent 85 % des effectifs en France. Les explications du lieutenant-colonel Marc Genovese, officier au Sdis des Alpes-Maritimes, docteur en droit et auteur de Je suis SPV aux Éditions du Papyrus.

Soldats du Feu magazine : Au cours du xxe siècle, les effectifs de sapeurs-pompiers volontaires ont diminué de 50 % tandis que la durée moyenne des engagements a chuté à huit ans. Comment expliquez-vous cette désaffection ?

Marc Genovese : Je suis devenu sapeur-pompier volontaire par conviction, et c’est l’envie d’y consacrer une vraie vie professionnelle qui m’a conduit à devenir sapeur-pompier professionnel. Dans les années 1970, le volontariat bénéficiait de nouveaux engagements permettant de maintenir un effectif total supérieur à 200 000 hommes (les femmes étaient alors très peu présentes). Les années 1990 ont vu une baisse des effectifs liée au départ des anciens non compensée par les renouvellements. Depuis le début des années 2000, les chiffres remontent lentement grâce à de multiples campagnes de communication organisées par les instances fédérales et l’action des pouvoirs publics favorisant notamment la disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires.

Plusieurs facteurs expliquent une relative désaffection au regard du volontariat.
Tout d’abord, les jeunes disposent aujourd’hui de nombreuses occupations qui leur laissent parfois peu de temps pour faire autre chose. Nombreux sont ceux qui passent des heures devant l’écran de leur ordinateur. De plus, les valeurs d’altruisme et d’humanisme qui ouvrent naturellement les portes vers le volontariat sont de plus en plus rares et laissent souvent place à un individualisme exacerbé par une société du « tout consommable ». Cet environnement social a une double incidence. Il crée un frein au recrutement et surtout il limite la durée des engagements. En effet, seulement 15 % des engagements dépassent une durée de vingt ans et beaucoup font un passage éphémère qui dure à peine quelques années, voire quelques mois. Certains considèrent cette activité comme un job d’été et ne donnent pas suite à leur engagement. Le caractère bénévole de l’activité ne permet pas au statut de retenir longtemps celui qui ne souhaite plus exercer son activité.
La disparition du service national prive également le volontariat d’un réservoir non négligeable. En effet, certains, parce qu’ils avaient eu l’occasion d’exercer une activité proche du métier durant leur temps d’armée, ou parce qu’ils souhaitaient prolonger au-delà leur engagement au service des autres, trouvaient au sein du volontariat le cadre idéal.
La disponibilité constitue un autre frein à l’engagement. La disponibilité liée à l’engagement opérationnel, celle qui vous prive du repas familial le jour de Noël et vous amène à passer quelques dimanches en caserne, mais aussi le temps consacré à la formation. Il est clair que le sapeur-pompier volontaire n’est pas toujours maître de son temps et que, dans une société vouée au loisir, il fait un peu figure d’exception. Ceux qui ont pu concilier toutes les exigences dans un premier temps abandonnent parfois lorsqu’ils doivent de plus organiser une vie familiale. L’éloignement du lieu de travail est une difficulté supplémentaire qui explique que l’on ait du mal à trouver du personnel disponible durant les jours et heures ouvrables.
D’autres facteurs pourraient aussi influencer l’implication des sapeurs-pompiers volontaires comme la possibilité désormais d’effectuer des heures supplémentaires non fiscalisées ou la pénalisation croissante de notre société.

Depuis de nombreuses années, les gouvernements successifs tâchent d’encourager le volontariat par de nombreuses mesures, mais le résultat semble peu probant. Comment convaincre vos homologues SPV ?
Le décret du 28 novembre 2003 permet désormais de recruter de 16 ans à 55 ans et a reculé l’âge de la retraite à 60 ans. La prestation de fidélisation et de reconnaissance (PFR) permet d’accorder un véritable droit à pension pour les intéressés, la protection sociale est très proche de celle dont bénéficient les sapeurs-pompiers professionnels. En matière de disponibilité précisément, les circulaires encourageant les fonctionnaires à souscrire un engagement de SPV, la création d’un Observatoire national du volontariat (les observatoires départementaux ont disparu), le droit reconnu à une absence légitime tant pour assurer des missions opérationnelles que des actions de formation, les conventions prévues avec les employeurs, les dispositions relatives au mécénat, le plan d’actions signé par les pouvoirs publics et les différents employeurs sont autant de mesures destinées très concrètement à favoriser la disponibilité du sapeur-pompier volontaire.
Au-delà de l’action des pouvoirs publics, il est indispensable que les Sdis s’organisent pour employer au mieux leurs SPV. Il y a, de ce point de vue, de fortes disparités entre départements, liées à leur taille, leur géographie, l’aménagement de leur territoire, leur propre culture du volontariat.
Contrairement au sapeur-pompier professionnel, le sapeur-pompier volontaire connaît de multiples modalités d’engagement opérationnel qui vont de l’astreinte sur bip à domicile jusqu’à la garde en caserne. On constate que les agents concernés qui effectuent des gardes en caserne rémunérées, dans le cadre de centres de secours mixtes notamment, font preuve d’une fidélité et d’une longévité incontestables. La présence de sapeurs-pompiers volontaires au sein du service ne doit pas être une fatalité. Il est essentiel que les gestionnaires du Sdis se posent la question suivante : des SPV, pourquoi et comment, notamment dans les départements à forte ossature professionnelle ? Cette question essentielle permet de préciser leur place au sein du service et garantit bien souvent leur bonne intégration.

Un SPV doit être formé comme un « pro », la disponibilité liée à la formation est donc devenue très contraignante. N’est-ce pas là aussi un frein au volontariat ?
Je me souviens du temps où l’instruction était essentiellement axée sur la lutte contre l’incendie et où l’expérience venait compléter la formation des sapeurs-pompiers volontaires. Aujourd’hui, ils bénéficient d’une formation pluridisciplinaire et sont soumis à une formation initiale d’une durée d’au moins trente jours qui peut être répartie sur les trois premières années. Il y a ensuite toutes les formations d’adaptation aux emplois et les formations spécialisées. Cela demande beaucoup de temps même si la reconnaissance de la validation des acquis permet de valoriser l’expérience.
Cette exigence de formation est assez paradoxale. D’une part, elle permet l’obtention des qualifications qui confèrent au SPV un professionnalisme certain et l’aide à se positionner dans un environnement très réglementé où l’abondance de textes le tracasse souvent. D’autre part, elle ôte au système la souplesse qui, quelque part, facilitait le fonctionnement du service. Aujourd’hui, il est parfois difficile de compléter l’engin par manque de personnels qualifiés. Par ailleurs, l’exigence de formation influence la responsabilité des acteurs. La qualité de SPV n’est plus, comme par le passé, un statut dont tient compte le juge dans l’appréciation de la responsabilité pénale. Je le regrette car je persiste à dire qu’il faut bien distinguer le statut professionnel et celui de volontaire. Le premier engage, à temps complet et pour toute une carrière, son bénéficiaire. Le second s’applique à des gens qui ont fait le choix de consacrer une partie de leur temps au service d’incendie et de secours. Il y a donc nécessairement des différences entre les deux, et il est important de le rappeler lorsque le service est mis en cause.

Quels sont les principaux défis à relever dans les prochaines années pour garantir l’avenir du volontariat et comment faire pour les relever ?

Vous soulignez avec justesse l’implication forte des SPV au sein des services d’incendie. Il n’est pas concevable aujourd’hui de se passer de leur participation, sachant qu’ils assurent seuls la défense de la plus grande partie du territoire national.
Les conditions sont désormais réunies pour cadrer leur activité tout en conservant le caractère bénévole de leur concours. C’est cet équilibre difficile à maintenir qu’il faut préserver car le sapeur-pompier volontaire doit bénéficier d’un véritable statut sans pour autant être « professionnalisé ».
La difficulté majeure consistera de plus en plus à fidéliser leur engagement. Il faut donc, au-delà des recrutements, trouver de nouvelles voies permettant de s’inscrire dans la durée en créant peut-être des liens plus forts entre la vie professionnelle et privée de l’agent et sa contribution au service d’incendie et de secours. La reconnaissance doit aller au-delà du régime de retraite mis en place et lui donner une sorte de bonus dans l’accomplissement de ses diverses démarches.
Le développement des sections de jeunes sapeurs-pompiers constitue également un vecteur important qui pourra constituer le futur vivier. On constate, et c’est très encourageant, que nombreux sont ceux qui bénéficient des passerelles mises en œuvre par les textes et deviennent SPV à l’âge de 16 ans. Il faut espérer que ces jeunes poursuivront par la suite leur activité au sein du service. Il faut privilégier les recrutements de qualité. Ce qui fait la force d’un Sdis, ce n’est pas seulement le nombre de sapeurs-pompiers volontaires inscrits sur les registres ; c’est aussi sa capacité à les mobiliser en toutes circonstances. De ce point de vue, les Sdis ont un rôle essentiel à jouer. L’avenir du volontariat passe également par les politiques locales mises en œuvre pour favoriser le développement du volontariat, en complément des actions menées au plus haut niveau


http://www.soldats-du-feu.com/index.php?option=com_content&task=view&id=279&Itemid=28

Bon alors, et maintenant, après des années de masturbation intellectuelle de nos élites politiques et gestionnaires, on fait quoi?

Quand est-ce que ça va bouger?
Quand va-t-on partir dans d'autres directions que quelques vacs en plus, qui ne fidèliseront et ne ramèneront personne?

Quand va-t-on imposer aux maires qui ne le font encore pas de libérer un % d'employés communaux?
Quand va-t-on imposer aux employeurs de plus de X centaines de salariés de laisser dispo en astreinte 1 ou 2 gars par jour?
Quand va-t-on permettre en masse à des gens n'habitant pas la commune mais dispo sur celle-ci en journée d'intégrer le CS?

Quand va-t-on mieux trier les inters et faire payer la courtoisie pour faire chuter le nombre d'inters bidons qui polluent la vie du SPV sur son lieu de travail?
(si l'engagement est de plus en plus court, c'est peut-être aussi que les inters sont de plus en plus nulles, donc le jeune qui s'est engagé pour sauver des vies s'aperçoit rapidement qu'il est surtout là pour essuyer des gerbes, ce qui empiète sans doute fortement sur la motivation de départ?)

Quand va-t-on réformer la formation pour, sans en baisser le niveau, arrêter de fermer l'accès aux adultes qui travaillent à cause de 6 semaines de formation qui rebuteraient n'importe quel passionné potentiel? (à raison de 2 semaines prises sur ses CP par an, le gars est opérationnel en 3 ans, c'est n'importe quoi...)
Résultat : les CS sont une crèche avec une armée de sapeurs qui ne peuvent ni conduire ni prendre d'agrès, mais ce sont les seuls qui peuvent faire toutes les formations grâces aux vacances scolaires...
Et comme avant 3 ans ils ont démissionné parce que leur copine est plus intéressante ou la fac de biologie des marsouins du groeland n'est pas dans leur ville, on en aura jamais tiré le bénéfice...

Quand? Quand? Quand?

ca fait des années (on doit pas être loin des décennies même) qu'on se lamente des problèmes du volontariat, quand est-ce que ça va vraiment bouger?

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MessagePosté le: 19 Fév 2009, 09:31 Répondre en citant Revenir en haut de page

C'est marrant, je pourrais dire la même chose pour les secouristes associatifs... smile_peur

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Donat
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MessagePosté le: 19 Fév 2009, 09:47 Répondre en citant Revenir en haut de page

brembored a écrit:

Quand? Quand? Quand?


Jamais, ou trop tard en tout cas, comme tout en France...

Tant qu'on alimentera et élira une classe politique assimilable à de la monarchie, tant qu'on ne tapera sur les doigts d'aucun politique, mais seulement du citoyen en cas de coup dur, tant qu'on n'arrêtera pas de justifier toutes les idioties qu'on fait par une illusoire exception française, ça ne bougera pas...
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brembored
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MessagePosté le: 19 Fév 2009, 10:00 Répondre en citant Revenir en haut de page

Pourquoi les Allemands et les Autrichiens ont 3 ou 4 fois plus de SPV pour 1000 hab?

Pourquoi être SPV est bien vu "oh c'est bien ce que vous faites" par tous sauf... les patrons?

Pourquoi dans 2 villages de population équivalente, on a 40 SPV pour un CI et 10 pour l'autre?
L'impact d'un Chef de Centre "rassembleur", l'emplacement de la caserne dans le village, la réputation des SPV dans le village?
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gabriel b
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MessagePosté le: 19 Fév 2009, 10:59 Répondre en citant Revenir en haut de page

salut à tous!

c'est vrai que le problème du volontariat vient des choses qu'à énumérer alex ( temps de formation, disponibilité, ....)
je pense que nous avons en France la possibilité d'optimiser le volontariat mais la volonté n'est pas là. pourquoi? pour plusieurs raisons:

-peut être (et je dis bien peut être) la préssion des syndicats des SPP qui ne veulent pas forcément de spv qui viendrait emputé le recrutement professionnel.
-peut être le ras-le-bol de voir de plus en plus de monde formé partir au bout de 7ans en moyenne.
-peut-être le manque de disponibilité de certains CI de volontaires qui ne peuvent pas assumer pleinement leur rôle
- ....

pourtant tout ceci à la même cause. celle de pouvoir augmenter la motivation des spv. comment faire? Alex l'a dit auparavant, réduire le temps de formation, favoriser l'engagement des jeunes et des moins jeunes, facilité la prise de disponibilté pour les gens ayant un travail et ne pas comter systématiquement sur les "sans emploi", filtrer les demandes d'urgences afin de justifier le caractère du système d'urgence des SP.
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Max68
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MessagePosté le: 19 Fév 2009, 11:01 Répondre en citant Revenir en haut de page

brembored a écrit:
Pourquoi les Allemands et les Autrichiens ont 3 ou 4 fois plus de SPV pour 1000 hab?


L'entraide n'est pas une valeur en hausse en France, les politiques n'ont de cesse de dresser une catégorie contre l'autre (cheminots contres les autres, fonctionnaires contre les autres, etc...), ça explique à mon sens beaucoup de choses...

De plus, dans les pays cités, les pompiers assurent peu de secours à victimes, ce qui réduit considérablement le nombre de sorties, et facilite pour un employeur de laisser filer ses gens!
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Proton
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MessagePosté le: 19 Fév 2009, 11:20 Répondre en citant Revenir en haut de page

Salut.
brembored a écrit:
...Pourquoi être SPV est bien vu "oh c'est bien ce que vous faites" par tous sauf... les patrons?...

Tout comme les 7% de gens formés aux gestes de 1er secours : "oui c'est super et je veux le faire ..." et dans les chiffres ?

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YarGlouB
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MessagePosté le: 19 Fév 2009, 11:35 Répondre en citant Revenir en haut de page

Moi je vais me proposé en SPV, je suis a 10 minutes de la caserne donc, trop loin pour faire des inter, mais je suis dispo toute la journée, donc je pourrais faire des gardes de jour ...
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spvlyon
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MessagePosté le: 19 Fév 2009, 16:45 Répondre en citant Revenir en haut de page

Et oui dur dur d'etre SPV !
Pour ma part, ex SPV du 63, mon centre de secours faisait 400 départs par an et couvrait 11 communes.
Depuis 2008, je me trouve à la 6ème compagnie de Lyon, c'est certes différent puisque le CI 6 fait environ 9200 départs par an et la population est importante mais mon engagement ne faiblit pas. Il est dur de s'intégrer parfois dans un groupe professionnel pour qui s'est son gagne pain, pourtant nous faisons la même activité.
Les employeurs, publics ou privés, rechignent encore à donner de la dispo pour leurs employées SPV : je suis fonctionnaire hospitalier et mon établissement ne me donnent rien de plus pour faire des formations "prenez sur vos congés annuels".
C'est dommage, car on demande les memes capacités aux volontaires et aux professionnels sur interventions mais personne ne veut faciliter l'acquisition de celles ci.

Le volontariat chez les pompiers est en net recul mais tout cela n'est il pas voulu dans un pays ou le libéralisme se développe. On parle qu'il faut payer de plus en plus pour etre soigner dans les hopitaux mais quand est il des secours. Le citadin commence est etre de plus en plus avantagé par rapport à quelqu'un vivant en zone rurale pourtant il peut lui aussi etre pris d'un malaise, avoir un accident de la route, sa maison peut prendre feu; tout ceci car les volontaires sont de moins en moins car non reconnus, des CI ferment et en zone rurale ou périurbaine, il faut non plus attendre 10minutes mais 20 minutes pour etre secouru.

Désolé pour ce layus mais ça fait du bien !!!

A bientot
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haldmax
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MessagePosté le: 19 Fév 2009, 17:48 Répondre en citant Revenir en haut de page

Salut.

Dans les SDIS comme dans les grosses entreprises, le pouvoir à été donné aux comptables, ceux-ci réagissent aux besoins en comptables. Leurs seules variables sont "où enlever de l'argent" et "où rajouter de l'argent".

Les SPV qui mettent fin à leur carrière avant les fameux 20 ans, le font pour plusieurs motifs: Famille, Santé, Trop d'inters, Pas assez d'inters, trop vu de détresse humaine, Et j'en passe..... Aucune augmentation de vacs, ni aucune PFR ne retient celui qui désire partir, et si on arrivait à le retenir, quel est l'efficacité d'un gars qui ne reste que pour des raisons financières?

Chaque SP est différent par rapport a ses collègues; disponibilité, situation familiale, prédisposition particulières, gabarit, sexe....
Chaque CS est différent des autres CS; Zone de couverture, SDACR, spécialités, mixte ou pas, nombre d'inters....
C'est en laissant plus de place à ces différences, en évitant des "c'est pour tous pareil" que l'on fera de la place pour tous....
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pyxis
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MessagePosté le: 20 Fév 2009, 08:20 Répondre en citant Revenir en haut de page

spvlyon a écrit:
Et oui dur dur d'etre SPV !
Pour ma part, ex SPV du 63, mon centre de secours faisait 400 départs par an et couvrait 11 communes.
Depuis 2008, je me trouve à la 6ème compagnie de Lyon, c'est certes différent puisque le CI 6 fait environ 9200 départs par an et la population est importante mais mon engagement ne faiblit pas. Il est dur de s'intégrer parfois dans un groupe professionnel pour qui s'est son gagne pain, pourtant nous faisons la même activité.
Les employeurs, publics ou privés, rechignent encore à donner de la dispo pour leurs employées SPV : je suis fonctionnaire hospitalier et mon établissement ne me donnent rien de plus pour faire des formations "prenez sur vos congés annuels".
C'est dommage, car on demande les memes capacités aux volontaires et aux professionnels sur interventions mais personne ne veut faciliter l'acquisition de celles ci.

Le volontariat chez les pompiers est en net recul mais tout cela n'est il pas voulu dans un pays ou le libéralisme se développe. On parle qu'il faut payer de plus en plus pour etre soigner dans les hopitaux mais quand est il des secours. Le citadin commence est etre de plus en plus avantagé par rapport à quelqu'un vivant en zone rurale pourtant il peut lui aussi etre pris d'un malaise, avoir un accident de la route, sa maison peut prendre feu; tout ceci car les volontaires sont de moins en moins car non reconnus, des CI ferment et en zone rurale ou périurbaine, il faut non plus attendre 10minutes mais 20 minutes pour etre secouru.

Désolé pour ce layus mais ça fait du bien !!!

A bientot


bonjour spvlyon,

1) pour ton cas ,contacte le groupement développement du volontariat des conventions existent, comme il existe plusieurs directives du ministère de l'intérieur à l'intention des employeurs de la fonction publique pour faciliter la dispo des SPV et plus particulièrement la formation, malheureusement cela coince souvent au niveau des chefs de service.

2) recrutement des SPV dans le 69,

1999 avant la départementalisation, 171 ci et 3450 SPV

2009, dix ans de départementalisation, 142 ci et 4350 SPV,donc pas vraiement de recul chez nous.....

le turn-over est d'environ 400/an

les doubles-statuts sont autorisés depuis 2002/2003 ils sont environs 350,(beaucoup de SPV sont devenus SPP et ont conserver le statut de volontaire ),

3 ) tu est SPV au SDIS du RHÔNE, affecté au ci villeurbane-cusset, alors pourquoi spvlyon comme pseudo ? mythe ou confusion ?

_________________
cordialement
pyxis
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MessagePosté le: 20 Fév 2009, 08:41 Répondre en citant Revenir en haut de page

pyxis a écrit:
2) recrutement des SPV dans le 69,

1999 avant la départementalisation, 171 ci et 3450 SPV

2009, dix ans de départementalisation, 142 ci et 4350 SPV,donc pas vraiement de recul chez nous.....


Le cas du 69 est intéressant, car pourtant sa gestion carrée du volontariat opérationnel est difficile pour les CI "de village", notamment le FPT à 6 + S/O pour tout départ feu.
(on ne va pas se plaindre, à l'inverse, de sa gestion carrée sur l'administratif et la formation pour les SPV)

Mais est-ce le cas de tous les départements?
Je crains que non...

Et d'autre part, beaucoup de SPV sur le papier reflète quelle situation sur le terrain en journée?
La nuit, la France est bien défendue, on peut vider toutes les casernes du pays d'un coup d'appel G...

Mais en journée?

Dans mon ancien Centre, sur 40 SPV, c'était un miracle d'en voir plus de 3/4 débarquer en journée sur un appel G.

Dans mon CI (bordure N-O de Lyon), on est 40 SPV.
Sur le papier, c'est top...
Mais en journée, on lutte comme on peut pour armer le FPT à 6+S/O... (VSAV ok 95% du temps)
Et encore, parmi nos voisins CIV, on est ceux qui s'en sortent le mieux.
Ailleurs, c'est un VSAV seulement, voir rien...
Cette situation est-elle acceptable?
Encore combien de temps?

(question HS pour rhodaniens : Orion permettra-t-il de faire un FPT "complet" en prenant 2 FPT à 3 ou 4 de 2 CI voisins, sans aller chercher une tonne complète à 10km de là?)
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MessagePosté le: 20 Fév 2009, 09:31 Répondre en citant Revenir en haut de page

bonjour brembored

l'article 17-4 du ROP du SDIS69 prévoit déja le départ incomplet à 3 sp mini sans s/off, le CTA/CODIS doit alors alerter et dépêcher sur les lieux, les moyens complémentaires pouvant provenir d'autres centres d'intervention qui permettront ainsi d'assurer les missions de secours conformément aux dispositions de l'article R 1424-42
bien souvent le CTA couvre par une tonne complète

petit correctif à ton post précedent, ce n'est pas bien sur 6+1 s/off au FPT mais 6 dont un s/off (faute de frrappe sans doute Wink )

pour orion c'est une possibilité, pas tranchée à ce jour.....espoir Wink
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MessagePosté le: 20 Fév 2009, 10:14 Répondre en citant Revenir en haut de page

Merci pour cette précision pour rhodaniens :)
Ainsi donc, ça pourrait déjà se faire à ce jour
(le CTA Lyon le fait très peu, sans doute vu la proximité des FPT entre eux. Si orion le fait tout seul, on fera un peu plus de FPT en journée :) )

Pour le S/O, oui, je voulais dire "dont 1S/O" en effet smile_gene

Cet encart étant fini (désolé pour les 99 autres SDIS smile_tirelalangue ), qu'en est-il donc de la situation?

Faut-il alléger la formation d'un gars qui se présente avec le PL, pour lui faire passer plutôt ce qui va servir à un conducteur la 1ère année, le reste ensuite?

Faut-il permettre à des non-pompiers de nous filer un coup de main?

Ce sont des pistes, j'imagine qu'elles vont déplaire, mais si on ne tente rien...

Je lisais hier un vieil Allo-18 de 1989.
Ils disaient déjà que les malaises bénins et des SAP non justifiés pour les pompiers explosaient et risquaient de mettre à mal l'organisation de la BSPP
Y'a 20 ans...

Faut-il mettre plus de pros en journée dans les CS volontaires, en embauchant, ou quitte à en prendre un peu sur les gardes de nuit des gros Centres, sachant que :
Les nuits sont plus calmes que les journées
En cas de coup dur, on a plein de SPV vite dispo la nuit.
Ce serait coller à la répartition des inters (plutôt la journée) et à la dispo des SPV (plutôt la nuit)
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MessagePosté le: 20 Fév 2009, 16:32 Répondre en citant Revenir en haut de page

En fait pyxis, quand je me suis inscrit sur le forum, j'étais SPV et habité Lyon tout simplement mais après tout le CI 6 est la 6ème compagnie lyonnaise non ? Big_sourire
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