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Feu d'entrepot à Roubaix


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SPVroubaix
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MessagePosté le: 04 Nov 2011, 20:11 Répondre en citant Revenir en haut de page

Je tiens juste à préciser qu'en armant le GPD . le VSR, la 3 passe ND
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Max-fireman
Invité






MessagePosté le: 04 Nov 2011, 20:28 Répondre en citant Revenir en haut de page

SPVroubaix a écrit:
Je tiens juste à préciser qu'en armant le GPD . le VSR, la 3 passe ND


ND ? Non armable en quelque sorte ? Wink
SPVroubaix
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MessagePosté le: 04 Nov 2011, 20:58 Répondre en citant Revenir en haut de page

Ah perdon:Non Disponible Big_sourire
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Baptiste211
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MessagePosté le: 04 Nov 2011, 20:58 Répondre en citant Revenir en haut de page

Non disponible.

Que se soit par un manque d'effectif ou si l'effectif n'es pas apte au niveau formation et permis.
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Max-fireman
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MessagePosté le: 04 Nov 2011, 21:03 Répondre en citant Revenir en haut de page

C'est bien ce que j'avais compris, mais j'avais pas trouver exactement ce que ça voulait dire. :) Merci à vous deux. Bonne soirée. Wink
SapLal
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MessagePosté le: 04 Nov 2011, 22:07 Répondre en citant Revenir en haut de page

Oui, ND est un des états engins de notre logiciel de gestion maison qui s'appelle TITAN (Traitement Informatique et Transmission des Alertes du Nord).

Voici la liste des états possibles (il en manque peut-être) :

DC : Disponible Caserne
DE : Disponible Extérieur (engin dispo radio)
HS : Hors Service (cause mécanique/technique)
ND : Non Disponible (manque de personnel)
MI : Manœuvre Indisponible
AV : Appel Verbal (le stationnaire peut réserver un(des) engin(s) de sa propre initiative)
AD : Attente de Départ
AT : Attente Terminée (2 min pour les CIS mixtes, 5 min pour les CIS SPV)
AL : Arrivée sur les Lieux
TR : TRansport vers un CH
OT : Opération Terminée (engin dispo radio)
DI : DIsponible sur place (engin dispo radio)
RI : Retour Indisponible
SI : Secours Inutile (engin dispo radio)
NI : Non Intervention (engin dispo radio)

@+ Sap'Lal

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Halte à l'immobilisme chez les SP ! Soyons acteurs dans nos CIS ! RetEx/Innovations/Adaptations
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Max-fireman
Invité






MessagePosté le: 04 Nov 2011, 22:16 Répondre en citant Revenir en haut de page

Merci pour ces informations. Wink Maintenant je suis caller sur les différents états possibles des véhicules au sein du SDIS 59. :)
SapLal
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MessagePosté le: 13 Déc 2011, 17:51 Répondre en citant Revenir en haut de page

Le Tribunal a rendu son jugement...

Citation:
Incendie de l'entrepôt du Secours populaire à Roubaix : deux hommes à la barre

mercredi 07.12.2011, 05:27 - FK. L

Image
Les hangars du Secours populaire avaient été ravagés par le feu le 28 décembre 2010. PHOTO ARCHIVES CHRISTOPHE LEFEBVRE

| TRIBUNAL |

À moins d'un improbable nouveau coup de théâtre, c'est cet après-midi que les deux présumés incendiaires du hangar de stockage du Secours populaire, le 28 décembre dernier à Roubaix, doivent être jugés par le tribunal de Lille. On se souvient que l'audience avait été reportée le 2 novembre pour un complément d'enquête. ...

La procureure avait, en effet, réclamé une nouvelle expertise ADN. Cette demande concernait une briquette de lait aromatisé à la fraise découverte près du trou percé dans le grillage par lequel les incendiaires ont pénétré la nuit des faits. Il se trouvait que des briquettes identiques avaient été découvertes dans le squat où vivaient les deux accusés, qui nient véhémentement toute implication dans ce sinistre dont la facture finale se monte à plusieurs millions d'euros.

Un troisième ADN

Apparemment, ces investigations ne feront pas avancer l'affaire. Les techniciens du laboratoire de police scientifique ont, en effet, mis au jour un troisième ADN qui ne correspond pas à celui des deux Roubaisiens mais à une troisième personne non identifiée et qui serait d'ailleurs inconnue au fichier national des empreintes génétiques. Du coup, les résultats de cette analyse auraient tendance à conforter les avocats de la défense et, à l'inverse, fragiliser les accusations du parquet. « Cela démontre au moins une chose, c'est que que nos clients n'ont pas été les seuls à pénétrer dans le hangar », confirme Me Stéphane Bulteau qui, cet après-midi, s'apprête avec son confrère Bensoussan, à plaider la relaxe.

Source La Voix du Nord

Citation:
Sept ans de prison pour les deux hommes accusés d'avoir incendié le Secours populaire à Roubaix

mercredi 07.12.2011, 19:58 - FREDERICK LECLUYSE et AFP

Image
Les deux prévenus jugés pour avoir provoqué l'incendie de l'entrepôt du Secours populaire à Roubaix ont été condamnés à sept ans de prison. PHOTO ARCHIVES CHRISTOPHE LEFEBVRE

Le tribunal de Lille est allé au-delà des réquisitions du procureur (six ans). Mercredi, il a condamné à sept ans d'emprisonnement les deux hommes accusés d'avoir provoqué l'incendie d'un entrepôt du Secours populaire à Roubaix, à la fin 2010. Tout au long du procès, les deux prévenus ont nié farouchement leur responsabilité.

Le jugement est tombé : sept ans d'emprisonnement. Les deux prévenus ont été maintenus en détention.

Cette condamnation prononcée par le tribunal de Lille va au-delà des demandes du procureur qui avait requis six ans de prison pour les deux prévenus.

« Ils ont commis l'incendie pour effacer leurs traces (...) Je demande de les condamner à six années d'emprisonnement » pour vol et destruction par incendie, a déclaré le procureur, Didier Blanguernon.

Les deux prévenus, âgés de 31 et 35 ans, ont déjà été condamnés à plusieurs reprises à des peines de prison ferme.

Le plus jeune a raconté être livré à lui-même depuis l'âge de 16 ans et a déclaré consommer des drogues dures depuis une dizaine d'années. En prison, il suit un lourd traitement avec tranquillisants et méthadone.

Les deux toxicomanes avaient été interpellés le 28 décembre 2010 dans la journée suivant l'incendie. Le sinistre avait anéanti 4 000 palettes de denrées, représentant six mois d'aide alimentaire pour 15 000 familles du Nord, soit un préjudice de 10 millions d'euros, dont six pour la seule perte des marchandises.

Dans le squat où ils vivaient, à quelques centaines de mètres de l'entrepôt incendié, la police avait retrouvé des cartons de vêtements et chaussures qui avaient été donnés à l'association, un pied de biche et un coupe-boulons.

Pour leur défense, les prévenus affirment que des individus, qu'ils connaissaient de vue mais dont ils ne peuvent pas donner l'identité, auraient demandé à déposer ces cartons et outils dans leur logement au cours de la nuit, en échange de drogue et d'argent.

Les deux hommes réfutent avoir volé ou incendié l'entrepôt, et assurent par ailleurs qu'ils ignoraient qu'il appartenait au Secours populaire.

Un appel anonyme d'une personne racontant avoir vu le plus âgé d'entre eux transporter des cartons sur un caddie depuis l'entrepôt, dans la nuit, avait mis la police sur leur piste.

Mais l'avocat du plus jeune, Me Julien Bensoussan, a souligné à l'audience que son client, qui affirme être resté toute la nuit chez lui et reconnaît seulement le recel, n'avait été cité par aucun témoin. « On est entre l'absence de preuves et le bénéfice du doute », a-t-il plaidé.

Source La Voix du Nord

Citation:
Incendie du Secours populaire de Roubaix : les deux accusés condamnés à sept ans de détention

jeudi 08.12.2011, 05:23 - FREDERICK LECLUYSE

Image
L'entrepôt roubaisien de 6 000m² du Secours populaire était parti en fumée dans la nuit du 27 au 28 décembre 2010. PHOTO ARCHIVES STÉPHANE MORTAGNE

| TRIBUNAL DE LILLE |

Ce n'était pas un procès facile : deux prévenus niant véhémentement, et pas de preuve formelle, comme le reconnut d'emblée la présidente Reliquet. Il fallait donc composer. Le tribunal de Lille a dû se limiter à l'examen d'un faisceau d'indices pour établir sa vérité, puisque celle-ci demeurait à établir. Que savait-on précisément ? ...

Au lendemain de l'énorme incendie qui a ravagé, dans la nuit du 27 au 28 décembre 2010, l'entrepôt de stockage du Secours populaire (six mois de denrées alimentaires carbonisées pour un préjudice total de 8 millions d'euros), on sait donc que les choses vont très vite.

Dès le lendemain, un coup de fil anonyme accuse les deux prévenus d'être les auteurs du sinistre. Ce témoin, qui indique avoir peur des représailles pour justifier son anonymat, assure avoir vu Hamid Boutagga, 35 ans et treize condamnations au compteur, sortir du hangar avec une poussette chargée de produits divers. « Il se dirigeait vers son squat. » Deux ouvriers d'une société proche du Secours populaire affirment de leur côté avoir vu le même Boutagga traîner du côté de l'entrepôt. « Il semblait bizarre. » Enfin, il y a la perquisition du squat dans lequel vit également le second incendiaire présumé, Sébastien Bouchez, 31 ans et quatorze mentions au casier.

Outre des briquettes de lait, qui ressemblent à celles que distribue l'association caritative à ses allocataires, les policiers saisissent plusieurs cartons qui contiennent des effets vestimentaires, un pied de biche, et un coupe-boulon. Celui qui a servi aux cambrioleurs pour franchir le grillage ?

« Quand on risque vingt ans... »

En tout état de cause, Boutagga et Bouchez jurent la main sur le coeur qu'ils n'en sont pas les utilisateurs. « Quatre types sont passés dans la nuit pour nous déposer tout ça. On aurait reçu de l'argent et de la drogue en échange. » Impossible, évidemment, de savoir qui. Cela ne manque pas d'interpeller la présidente. « Quand on risque vingt ans de détention, on ne comprend pas pourquoi vous les protégez. » Le procureur limitera ses réquisitions à six ans. Après les plaidoiries de Me Bulteau et Bensoussan, le jugement tombe : sept ans et maintien en détention.

Source La Voix du Nord

Citation:
Incendie du Secours populaire : des expertises génétiques qui troublent

Publié le mardi 06 décembre 2011 à 06h00 - VINCENT DEPECKER

Image
Le 28 décembre dernier, le feu avait totalement détruit le hangar.

Le 2 novembre dernier, le procès des présumés incendiaires du hangar du Secours populaire était renvoyé. Des traces ADN retrouvées sur une briquette de lait appartiendraient à une tierce personne.

Un nouveau rebondissement à attendre dans l'affaire des présumés incendiaires du hangar du Secours populaire à Roubaix ? Les avocats des deux prévenus se refusent à tout commentaire depuis le renvoi de l'affaire le 2 novembre dernier. Idem du côté du parquet de Lille qui réserve ses déclarations au jour du procès, prévu mercredi après-midi.

Retour sur la précédente audience. Face aux deux prévenus roubaisiens qui ne cessent de clamer leur innocence depuis leur interpellation, la procureure Delphine Reygrobellet demande des investigations supplémentaires : à savoir, retrouver une éventuelle trace ADN sur une brique de lait. Celle-ci a été découverte à proximité du trou dans le grillage délimitant le périmètre du hangar. C'est de là que le ou les incendiaires ont réussi à accéder aux locaux du Secours populaire, cette nuit du 28 décembre 2010.

L'ADN d'une troisième personne inconnue ?

Selon nos informations, les experts ont bien retrouvé des traces ADN mais elles ne correspondent pas du tout à celles des deux prévenus. Ni à aucun autre inscrit au FNAEG, le fichier national automatisé des empreintes génétiques. Bref, si ces analyses se confirment, elles posent plus de questions qu'elles n'en résolvent. Car ces résultats ne disculpent pas vraiment les deux suspects. Et accusent un troisième larron d'avoir touché une briquette de lait ce qui ne le rend pas non plus coupable de l'incendie. Complexe donc, d'autant que l'incendie particulièrement spectaculaire a drainé un nombre de curieux assez important. Même le centre de commandement réunissant les pompiers, forces de l'ordre et pouvoirs publics avait été installé, sans le savoir, à deux pas du grillage troué, ce qui fait d'autant plus de personnes susceptibles d'avoir manipulé cet objet, par pure curiosité, sans la moindre arrière-pensée.

Ceci dit, l'enquête menée par la Sûreté urbaine de Roubaix repose sur d'autres faits qui pourraient s'avérer compromettants. Par exemple, un témoin a vu des vêtements et des objets jalonnant la rue Basse-Masure, à deux pas du bâtiment sinistré. Ces objets éparpillés mènent à une maison que tout le monde sait squattée par des marginaux et des toxicomanes. La perquisition permettra de retrouver une dizaine de cartons remplis de vêtements offerts par Carrefour au Secours pop et des chaussures Converse®, là encore propriété de l'association.

En détention provisoire depuis bientôt un an, les Roubaisiens devraient enfin être fixés sur leur sort. Leurs avocats, Me Bensoussan et Me Bulteau, devraient à coups sûrs plaider leurs relaxes respectives. À moins d'un nouveau coup de théâtre !

Source Nord Eclair

Citation:
Sept ans de prison pour deux Roubaisiens

Publié le jeudi 08 décembre 2011 à 06h00 - VINCENT DEPECKER > vincent.depecker@nordeclair.fr

Image
L'incendie avait ravagé près de 10000m² de hangar.

Hier après-midi, deux Roubaisiens décrits comme des marginaux ancrés dans la délinquance ont été condamnés à sept ans de prison pour le cambriolage suivi de l'incendie du hangar du Secours populaire. Ils clament leur innocence.

Virer un des deux prévenus de la salle, les forcer à s'asseoir quand l'atmosphère se tend, leur interdire de se retourner vers le public, les empêcher de dévisager l'avocat de la partie civile, désamorcer les crises quand les haussements de voix se font sentir... L'après-midi d'hier n'a pas été de tout repos pour Nourith Reliquet. Mais avec humour, décontraction et un zest de charme, la présidente a pu mener l'audience correctionnelle jusqu'à son terme.

Face à elle, Hamid et Sébastien. Deux pauvres bougres âgés d'une trentaine d'années et habitués des tribunaux correctionnels. Mais visiblement dépassés par les événements. Imaginez : on les accuse de vol suivi de l'incendie dans un hangar du Secours populaire à Roubaix. Avec des conséquences catastrophiques : des cadeaux du réveillon qui partent en fumée, six mois de distribution alimentaire détruits, 15 000 familles bénéficiaires sur le carreau, près de 8 millions d'euros de préjudice, une émotion dans la France entière, la venue d'une secrétaire d'État pour annoncer le soutien du gouvernement, 10 000 m² de bâtiments détruits, des entreprises impactées, 50 personnes placées en chômage technique. Et tout ça pour quoi ? Pour couvrir un simple vol de vêtements.

« Vous comprenez que quelqu'un ait mis le feu ? », demande la présidente Reliquet. « C'est dégueulasse ce qui a été fait , répond Sébastien, un peu stone car sous l'effet des médicaments. Soit c'est des petits du quartier, soit c'est parce que les voleurs n'avaient pas mis de gants et qu'ils ont eu peur ».
Depuis deux heures déjà, le duo s'efforce de persuader les magistrats de son innocence. De façon maladroite quelquefois. Ils ont réponse à tout ou presque. Normal, selon un geôlier, le duo se serait concerté durant la garde à vue pour établir un scénario crédible. Et si Hamid est mis en cause par un témoin anonyme qui raconte l'avoir vu avec une poussette remplie d'objets quelques minutes avant l'incendie ? « Une vengeance », selon lui, ourdie après une sombre histoire de séquestration.

« Dans le feu de l'action... »

À la barre, ils admettent - contraints et forcés - que des objets volés dans le hangar, un pied de biche (sous le matelas de Sébastien) et une pince coupe-boulons (dans une armoire) ont bien été découverts dans leur squat, rue Basse-Masure à Roubaix. Mais, assurent-ils, tout a été déposé chez eux, « dans le feu de l'action », par une équipe de quatre hommes dont ils ne veulent pas dévoiler l'identité. « On a peur , explique Sébastien. Moi-même j'ai été menacé en prison pour m'empêcher de parler ! ».

Le procureur Didier Blanguernon s'étonne : « Vous acceptez de risquer 20 ans de prison, juste par peur des représailles, tout cela n'est pas sérieux ». Il réclamera six ans de prison ferme en écartant du bras les doutes qui apparaissent dans le dossier - l'absence de preuves formelles ou les traces ADN retrouvées sur des objets volés et qui désignent des tiers non identifiés - autant de « contre-feux », selon lui, « pour accuser d'autres personnes et échapper à leurs responsabilités ».

Les avocats de la défense ont la lourde tâche de démontrer que « les éléments à charge dans ce dossier sont trop ténus pour être considérés comme des preuves irréfutables ». Me Julien Bensoussan ose même un parallèle avec l'affaire Loïc Sécher, « condamné à tort car accusé à tort ». Il n'est pas entendu. Sept ans ferme pour le duo qui sort dans une ambiance électrique. Leurs avocats ont annoncé leur intention de faire appel.

Source Nord Eclair

Citation:
Le 28 décembre 2010, leur vie a basculé

Publié le dimanche 06 novembre 2011 à 06h00

Image
Tous les témoins soulignent l'exemplarité des pompiers ce 28 décembre 2010 et dans les semaines qui ont suivi.

Alors que le procès des incendiaires présumés de l'entrepôt du Secours populaire a été reporté au 7 décembre, nous avons retrouvé plusieurs acteurs, témoins et victimes collatérales de ce fait divers. Pour beaucoup, il y a un avant et un après 28 décembre 2010. Témoignages.


YOUENN MARTIN > youenn.martin@nordeclair.fr
Christiane et Khedidja, riveraines. Christiane se souvient d'avoir été réveillée par un bruit d'explosion, ce 28 décembre 2010 à 3 h du matin. Elle est descendue pour voir ce qui se passait. « On entendait comme le bruit du vent, mais très fort, on aurait dit une tornade. » En ouvrant la porte-fenêtre qui donne sur sa cour, elle a compris : les flammes dépassaient le mur mitoyen de l'entrepôt. Elle a réveillé son mari qui n'avait rien entendu et elle est sortie sans rien emporter. « Je dois remercier la mairie, les pompiers et les policiers, ils ont tous été très bien. » Sa voisine, Khedidja, dormait à poings fermés. Il a fallu tout le bruit provoqué par l'arrivée des pompiers et les gens qui sortaient de leur maison pour la réveiller. « Par-dessus tout, j'ai voulu faire sortir mes enfants », dit la jeune femme qui était enceinte à l'époque. Quand tous les riverains - une centaine au total - ont dû être évacués vers l'hôtel Ibis, Christiane a bien cru ne jamais revoir sa maison. Finalement, aucune habitation n'a été touchée, mais la vie est restée compliquée durant plusieurs semaines, alors que l'huile alimentaire stockée par le Secours populaire continuait de brûler. « On vivait dans un brouillard de fumée. Durant deux mois, je n'ai pas arrêté de tousser », déplore Christiane. Comme Khedidja, elle se demande si la santé des habitants n'a pas été mise en jeu.
Leurs nuits ont aussi été longtemps tourmentées par la crainte d'un nouvel incendie. « Jusqu'au mois de mai, toutes les nuits, j'y ai pensé » , assure Christiane. Enfin, ces deux femmes gardent un mauvais souvenir du Secours populaire : « Ils n'ont jamais eu un mot de considération pour les riverains, ils nous ont dédaignés. » Seul lot de consolation qu'espère Khedidja : « S'ils veulent revendre le terrain, j'en veux bien un petit bout pour mes enfants ! » Jean-Pierre Rousselle, adjoint au maire. De permanence cette nuit-là, Jean-Pierre Rousselle a été très marqué. « Je retiens deux choses : le travail pharaonique des pompiers, des hommes qui m'impressionneront toujours, et le comportement exemplaire des gens qu'on a réveillés en pleine nuit. Pas d'énervement, pas d'affolement. » Quand il a fallu évacuer, l'adjoint a aussi pu compter sur l'hôtel Ibis qui a accueilli ces invités imprévus avec boissons chaudes et croissants. « Il faut aussi saluer la police nationale et la police municipale. Il y a eu une entraide, une solidarité immédiate entre tous les intervenants. » Autre souvenir : une côte cassée dans une chute à cause du sol rendu glissant par le verglas et l'huile alimentaire. Il ne l'a soignée que le lendemain...


Yuzu, une entreprise inondée. Située dans le sous-sol de la Trocante, la société Yuzu n'a pas été touchée directement par l'incendie, mais un mélange d'eau et d'huile alimentaire s'est déversé dans son entrepôt. Près d'un an plus tard, ce sinistre n'est toujours pas réglé, les assurances se bagarrant à coups d'experts. « Je n'aurais jamais imaginé en être encore au même point onze mois plus tard, avoue Marjorie Van Laethem, la gérante. Notre vie a basculé. » Malgré l'aide de la mairie, qui a leur a prêté un local pour un an, et celle de Lille métropole et de la Région sous la forme de prêts à taux zéro, Yuzu est en grande difficulté. « On essaie de résister. Tous nos clients pensent que les travaux ont pu être effectués, mais non. C'est hallucinant... » La justice a mandaté un expert judiciaire pour trancher le conflit entre assureurs. Un point est prévu le 16 novembre.
Preventis, la société de surveillance. Vingt millions d'euros de dégâts à rembourser... Pour l'assureur du Secours populaire, la responsabilité revient à Preventis, la société de surveillance engagée... la veille de l'incendie ! Sa gérante, Samira Lebouazda, est écoeurée, alors qu'elle avait accepté ce contrat signé à la hâte parce que ce n'était pas un client comme les autres. « Ils nous avaient supplié ! » affirme-t-elle. Elle assure que les trois rondes extérieures, prévues dans le contrat, ont été effectuées. La dernière à 2 h 40, vingt minutes avant l'incendie. Dans cette affaire, un expert judiciaire a également été nommé. Ses conclusions semblent favorables à Preventis, mais la justice devra trancher.
« Si on est condamné, 46 salariés se retrouveront au chômage. »

Source Nord Eclair


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