GI
Passionné

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Localisation: IDF
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Posté le:
16 Jan 2007, 12:21 |
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Salut,
vous posez une situation intéressante.
Alors les gars, bienvenue en France :
2 cas :
- la formation professionnelle dans le cadre de l'obligation de formation des salariés
- le dif, ou droit individuel à la formation
1er cas :
la formation prise en charge par la société. En clair et en très gros, les sociétés doivent verser environ 0,7% de leur masse salariale à un organisme collecteur et composent ainsi un "fond" dont elles disposent pour former leurs propres salariés. Donc soit elles utilisent ces 0,7% régulièrement en envoyant leur salariés, soit elles ne les utilisent pas et alors au bout d'un moment, ces 0,7% sont convertis en taxe et ne sont plus récupérables. (c'est vraiment très gros).
Les conditions d'octroi de ces formations sont à la diligence de la sté. Elles doivent avoir un bénéfice pour l'entreprise (ca peut être du managemetn, de la comm, de la bureautique, du perfectionnement professionnel, du secourisme, le monitorat, de la prévention etc etc etc)
La formation peut être assurée en interne (par exemple quelqu'un qui forme des employés à un logiciel dans le cadre d'une évolution de poste..). Dans ce cas, il existe une procédure administrative (je vous raconte pas la lourdeur) pour déclarer les cours, qui alors, si c'est accepter par l'organisme collecteur qui passe le projet en commission, rentrent dans le calcul des 0,7%
Une sté peut se faire contrôler par l'administration (Urssaf) concernant le correct suivi de ces formations (en adéquation, fiche de voeux des salariés, fiche de satisfaction etc etc)
2e cas :
Le DIF :
La différence provient du fait que :
- se fait à la diligence du salarié, mais avec l’accord de l’employeur
- peut n'avoir aucun bénéfice pour l'employeur actuel, mais c’est l’employeur qui fixe sa politique en matière de DIF. Ca peut être chacun fait comme il veut, on privilégie les formations en rapport à l’entreprise, ou au contraire on ne permet que les formations « exotiques »
- peut être tout ou partie sur le temps de travail, mais pas forcément, auquel cas le salarié subit une perte de salaire de 50%, tout dépend de chaque département, euh de la convention collective
- chaque salarié doit être informé du DIF qu’il a capitalisé sur la période (en général, on le fait figurer sur la fiche de paie)
- et, et ce n’est pas anedoctique, c'est encore plus lourd administrativement
Et, paradoxe bien français, c’est du fait de cette lourdeur que cela se complique, car, c’est bien connu, la lourdeur appelle la lourdeur et fait le bonheur d’un certain nombre d’organismes para-publics. En effet, les organismes collecteurs sont souvent « acoquinés » à divers syndicats professionnels et autres chambres de commerces, lesquels sont également en cheville avec les organismes de formation. (Rien de soupçonneux dans mes propos, c’est pour montrer le côté obscur des organismes pour le profane)
En clair : une entreprise, lorsqu’elle verse l’obole de la formation se lie peu ou prou à des organismes de formation par le biais de différents réseaux. Ce qui limite les fantaisies dans le choix des formations (hormis le monitorat, et je découvre ci-dessus, le FOR1, ce qui au fait ne m’étonne pas car on reste « dans le bain »).
Voila, en gros le paysage de la formation en France.
Dans ce magnat ou très peu sont les DRH et autres DAF à vraiment s’y retrouver - et la réaction dans ta boîte Dioove ne m'étonne pas a priori, même si je la déplore - les entreprises se classent en plusieurs catégories :
- « c’est tellement lourd que je préfère payer plein pot » et je veux pas entendre parler de formation professionnelle
- Je suis un petit malin, j’utilise les services gratos de ma chambre syndicale à qui je donne mes besoins classiques, et qui me propose les dates et me fait tous les calculs de droits, de solde...
- Je suis un grand groupe, j’utilise au mieux toute les ressources légales d’aides et de déduction dans le cadre d’une politique volontaire, en envoyant au maximum le personnel en formation. Cela me permet de piloter la communication de l’entreprise, le moral des troupes, de faire évoluer les salariés, d’accompagner les modifications de postes d’un bagage théorique etc etc , de satisfaire au desiderata exotiques ca me coûte au final un peu plus cher mais je m’y retrouve. Pour cela j’emploie au minimum un mi-temps.
En théorie, la formation faite en extérieure doit être faite par un « organisme agréé » à faire de la formation professionnelle. Donc déjà :
un SDIS est-il accrédité au sens des organismes collecteurs ?
Formation SPV (initial ou d’adaptation) = formation professionnelle au sens du DIF ?
Je pense que de la souplesse est possible, en particulier pour le DIF.
Donc le cas 1, à part le monitorat de secourisme, et les formations sp directement bénéficiables à l'entreprise, pas d’ouverture possible à ma connaissance.
Dans le cas 2 (DIF), en théorie c’est possible de faire passer des formations SP, je ne vois pas d’incompatibilité majeure mais il faut fouiner, persévérer, convaincre, forcément ton employeur apprend que tu es SPV, ce que tu n’as peut-être pas forcément envie qu’il sache…
Commence peut-être à te renseigner si ta boîte a une politique claire de DIF comme l’y oblige la loi (forcément, c’est à double tranchant de se renseigner…) Après selon que ton entreprise est dans la catégorie 1, 2 ou 3, et bien ce sera un combat impossible, très compliqué, possible mais ca prendra du temps…
Il y a 2 ans, j’avais songé à passer les sous-offs sur le DIF. J’ai dû tout reporter à cause d’incertitudes de calendrier et à cause de diverses lourdeurs administratives, entre autre du côté de l’organisme collecteur.
Voila voila
A plus
GI
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