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ARICO / ARICF : Utilisation


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Petite.Flo
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MessagePosté le: 10 Mai 2009, 15:05 Répondre en citant Revenir en haut de page

Bonjour,

Je suis entrain de regarder (en avance), l'UV ARI que je vais normalement passer dans quelques temps, seulement je me pose une question :

Dedans, on parle de l'ARICO, et de l'ARICF, j'ai bien compris la différence entre les deux, cependant, il n'est pas écrit quand l'un ou l'autre doit être utilisé ? Quelles sont les conditions pour choisir l'un ou l'autre des ARI ?

Merci

_________________
Brindille.
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Shrulk
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MessagePosté le: 10 Mai 2009, 15:08 Répondre en citant Revenir en haut de page

Salut,

Dans les engins (FPT notament) tu ne trouves que des ARICO. Les ARICF sont utilisés par des équipes spécialisées comme le GREP à Paris, le GELD dans le Rhône et les Yvelines par exemple, ...

Les ARICF permettent d'avoir une autonomie bien plus importante qu'avec un ARICO du fait que l'air est recyclé, cependant il est nécessaire d'être formé à son utilisation.

Bye.

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Petite.Flo
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MessagePosté le: 10 Mai 2009, 15:12 Répondre en citant Revenir en haut de page

Merci beaucoup Wink
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engins-bspp
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MessagePosté le: 10 Mai 2009, 18:49 Répondre en citant Revenir en haut de page

salut

oui l'ARICF est noramelement utilisé lors des reconaissances de tres longues durée

elles equipent surtout les grimp et surtout le grep

et comme le dit pierrick plus haut, il faut etre formé a son port,

car d'apres ce que j'en ai entendu, l'air tourne dans 2 cartouches dont un espece de filtre et chauffe avec la chaleur ,
donc il faut pouvoir respirer de l'air tres chaud et etre habitué.....



Wink
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spire01
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MessagePosté le: 10 Mai 2009, 23:24 Répondre en citant Revenir en haut de page

Salut,

Les ARICF sont aussi utilisés lors des feux de navires (BMPM par exemple) Wink
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Kasskou
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MessagePosté le: 11 Mai 2009, 22:33 Répondre en citant Revenir en haut de page

spire01 a écrit:
Salut,

Les ARICF sont aussi utilisés lors des feux de navires (BMPM par exemple) Wink


Salut,
En effet quasiment toutes les equipes FDN francaises utilisent ce genre de materiel.

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Kasskou se gave !!!!!!!!!
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Bombero936
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MessagePosté le: 12 Mai 2009, 11:24 Répondre en citant Revenir en haut de page

son port est d'ailleur enseigné au sein des préparation militaire spécialité "Marine"...

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Firedepartement
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MessagePosté le: 12 Mai 2009, 14:26 Répondre en citant Revenir en haut de page

Bombero936 a écrit:
son port est d'ailleur enseigné au sein des préparation militaire spécialité "Marine"...


es tu sur??

en tout cas pas de formation ARICF lors des classes "marine nationale"

les ARI utilisés par les equipages secu des navires de guerre sont des ARICO Triplair.

la formation ARICF se passe pour les marins pompiers avec des aricf Draeger BG4 Wink

a plus
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Bombero936
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MessagePosté le: 13 Mai 2009, 20:57 Répondre en citant Revenir en haut de page

Firedepartement a écrit:
Bombero936 a écrit:
son port est d'ailleur enseigné au sein des préparation militaire spécialité "Marine"...


es tu sur??

en tout cas pas de formation ARICF lors des classes "marine nationale"

les ARI utilisés par les equipages secu des navires de guerre sont des ARICO Triplair.

la formation ARICF se passe pour les marins pompiers avec des aricf Draeger BG4 Wink

a plus


Oui sur !


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Shrulk
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MessagePosté le: 13 Mai 2009, 21:28 Répondre en citant Revenir en haut de page

Salut,

Ce sont des ARICO en photo que tu nous montres! smile_tirelalangue Big_sourire

Il manque le tuyau retour... Big_sourire

Ou alors je ne le vois pas...

Bye. Wink
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Firedepartement
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MessagePosté le: 14 Mai 2009, 11:43 Répondre en citant Revenir en haut de page

Bombero936 a écrit:
Firedepartement a écrit:
Bombero936 a écrit:
son port est d'ailleur enseigné au sein des préparation militaire spécialité "Marine"...


es tu sur??

en tout cas pas de formation ARICF lors des classes "marine nationale"

les ARI utilisés par les equipages secu des navires de guerre sont des ARICO Triplair.

la formation ARICF se passe pour les marins pompiers avec des aricf Draeger BG4 Wink

a plus


Oui sur !


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ce sont des ARICO
la boite que tu vois renferme 3 bouteilles d air.

le microregulateur est bien celui d un CO et non d un CF
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Kasskou
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MessagePosté le: 15 Mai 2009, 21:36 Répondre en citant Revenir en haut de page

Salut,

en effet ce sont des "triplair" il existe aussi des ARICO (comme les MSA) qui disposent d'une fonction entrainement, l'utilisation se fait donc a circuit ouvert tout en gardant l'autonomie et les sensations de l'ARICF
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fabrice du 59
!!! ---- BANNI ---- !!!


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MessagePosté le: 16 Mai 2009, 07:05 Répondre en citant Revenir en haut de page

l'aricf a une autonomie de 2h environ donc une bouteille d'oxygene dont le contenu est recycle par un sac de chaux mais le probleme est que l'aire que l'on respire est de 35 à 45°C donc entrainement entrainement hommage aux gars du grep et du grimp@+
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spire01
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MessagePosté le: 16 Mai 2009, 17:07 Répondre en citant Revenir en haut de page

Salut,

Citation:
L'aricf a une autonomie de 2h environ donc une bouteille d'oxygene dont le contenu est recycle par un sac de chaux mais le probleme est que l'aire que l'on respire est de 35 à 45°C


Tiens, cela va t'aider...

ICI


smile_dort
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Predator
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MessagePosté le: 16 Mai 2009, 20:05 Répondre en citant Revenir en haut de page

ou plutôt ICI Big_sourire Wink

Citation:
DrägerMan PSS® BG 4

Le DrägerMan PSS® BG 4 est la dernière génération de l'appareil à circuit fermé bien connu BG 4. D'une autonomie qui peut aller jusqu'à 4h00 , il convient idéalement pour les interventions de longue durée, le porteur étant isolé de l'air ambiant susceptible d'être contaminé ou de présenter un défaut d'oxygène.

L'appareil est équipé du Bodyguard. Cet équipement de surveillance totalement électronique délivre toutes les informations nécessaires pendant l'utilisation. Il peut être utilisé avec le système de télémétrie DrägerMan PSS® Merlin™.

Le support dorsal ergonomique, le faible poids et les bretelles et ceinture rembourrées et améliorées assurent un meilleur confort d'utilisation.

Homologué EN 145 et vdfb 0802.


Citation:
Tout sur la protection respiratoire
La protection respiratoire ne s’improvise pas… Si l’appareil respiratoire isolant (ARI) permet au sapeur-pompier de progresser dans des milieux enfumés sans courir de risques, son port implique des contraintes et une formation solide. Etat des lieux.

Texte et photos > Raphaël Letourneur > spmag968 mai 2005

Le port d’un appareil respiratoire isolant (ARI) et la méthodologie des reconnaissances ne s’apprennent pas exclusivement dans un manuel ou le Guide national de référence… La sensation de progresser dans l’inconnu de façon sécurisante et la perception des contraintes physiologiques liées à l’appareil sont autant de paramètres que chaque sapeur-pompier se doit d’appréhender positivement. Avant de porter secours de façon collective, le porteur d’un ARI doit avant tout posséder une bonne formation individuelle, gage de la réussite de toute opération, et connaître son matériel. Par définition, un appareil respiratoire isolant permet de respirer un air frais et sain isolé de l’air extérieur vicié, tout en assurant une protection oculaire. On distingue deux types d’appareils : les appareils filtrants (interdits d’utilisation chez les sapeurs-pompiers)* et les appareils respiratoires isolants à circuit ouvert (ARICO) ou fermé (ARICF).

L’ARI à circuit ouvert

Sans entrer dans les détails du fonctionnement de l’appareil, il convient de souligner que dans l’ARI à circuit ouvert, l’air utilisé par le porteur (inspiré de la bouteille) est rejeté à l’extérieur via une soupape d’expiration. Le temps d’utilisation est donc limité au regard du type de travail demandé et à l’entraînement des porteurs. Schématiquement, un ARICO se compose de cinq éléments principaux : un dossard, une bouteille d’air à 300 bars d’une capacité de 3, 6 ou 9 litres, un détendeur haute pression (abaissement de la pression de la bouteille à 6 ou 7 bars tout en conservant un débit continu et régulier), un régulateur basse pression (abaissement de la pression de 7 bars fournie par le détendeur HP à une surpression de 1,5 à 3 millibars au-dessus de la pression atmosphérique, tout en fournissant un débit pouvant aller jusqu’à 300 l / mn) et une pièce faciale permettant de s’isoler de l’atmosphère viciée. Son poids varie selon les constructeurs de 10 à 16 kilos Sur cet équipement de base viennent se greffer plusieurs accessoires : une liaison personnelle, une balise sonore de localisation (ou « homme mort »), une cagoule de secours, une corne d’appel, à titre d’exemples.

L’ARICF

Contrairement à un ARICO, dans l’ARI à circuit fermé c’est de l’oxygène sous pression qui vient enrichir en le régénérant au travers d’un filtre l’air expiré par le porteur. L’autonomie est augmentée et peut aller jusqu’à une heure et demie. Cet appareil est utilisé dans le cadre des reconnaissances longues durées. Huit éléments principaux composent un ARICF : une bouteille (réserve d’O2) d’une capacité de 1,5 l à 200 bars, un dossard, une pièce faciale, un sac respiratoire, un détendeur haute pression (abaisse la pression de la bouteille à une pression assimilable par l’organisme), un bloc régulateur moyenne pression, un avertisseur sonore et un obturateur automatique. Il est utile de préciser que cet appareil contient une cartouche régénératrice contenant de la chaux sodée (épuration du gaz carbonique contenu dans l’air expiré). Son poids est d’environ 9 kilos. Les accessoires venant se greffer sur l’ensemble sont similaires à ceux de l’ARICO.

Les labeurs du porteur

Bardé de cuir ou de textile, ganté et casqué, le soldat du feu est quelque peu isolé du monde extérieur dans lequel il intervient. Protégé par la fibre textile, ils est à même de se rapprocher de l’élément dévastateur. Et quand on lui demande de revêtir l’ARI et de coiffer la pièce faciale, le voilà, tel un chevalier des temps modernes, livré à lui-même dans un milieu inconnu et quelque peu emprunté dans son évolution. Cette introduction pose les premiers jalons d’une problématique qui se pose bien vite à tout porteur d’ARI : le port d’un appareil respiratoire isolant amène certaines contraintes. En fait, elles se résument à deux paramètres : les perturbations sensorielles et une augmentation du travail du porteur. Les perturbations sensorielles s’articulent essentiellement autour de la modification du schéma corporel (le porteur prend du volume), d’un déficit sensoriel (il entend moins bien, il voit moins bien, ne sent plus rien et ne ressent plus la chaleur) et d’une diminution de sa faculté à « vivre » en parfaite relation avec son binôme (casque et pièce faciale perturbent tout autant l’audition que la voix). Conséquence de ce constat d’ensemble : le porteur peut être tenté de retirer son masque ne serait-ce qu’un court instant, pour se faire comprendre. Masque coiffé toute bouteille ouverte, le porteur rencontre des résistances inspiratoires et expiratoires. Si l’arrivée de l’air se fait sans trop de problème, il en va autrement quand il s’agit de le rejeter à l’extérieur. Une petite dose de stress en plus, la faute à une progression dans un milieu inconnu et hostile, ne manque pas de favoriser la sécrétion d’hormones surrénaliennes (catécholamines), d’où une augmentation du métabolisme physiologique et une élévation du rythme cardiaque. A cet instant de la progression, notre porteur se pose bien des questions. Et il n’a pas encore tout vu. Devant lui, meubles, machines outils et autres escaliers ralentissent sa progression. Les difficultés se font de plus en plus ressentir, et la bonne dizaine de kilos de l’ARI vient apporter son lot de surcharge (environ + 20 % pour un homme de 80 kg), et encore on ne lui demande pas de lever la tête! Incontestablement, il sue et la transpiration a bien du mal à s’évacuer (problème de thermolyse), pour ne pas dire pas du tout. Conséquence, il augmente encore un peu plus sa consommation d’air, il perd un tantinet de sa lucidité. Avant de clore ce chapitre des plus moroses pour tout sapeur appelé à revêtir l’ARI, il convient également de mentionner l’augmentation de l’espace mort (volume restant libre entre les alvéoles pulmonaires et la soupape d’expiration du masque). Son effet est simple : le porteur inspire une partie de l’air expiré riche en CO2, et de nouveau une hyperventilation conjuguée à une sécrétion de type catécholamines.

L’état de santé de l’ARI…

Lorsqu’il est engagé sur une intervention, le sapeur-pompier accorde une entière confiance à son ARI. La protection respiratoire pour être assurée dans des conditions satisfaisantes repose sur des contrôles réguliers de l’appareil qui s’apparente finalement à une véritable visite de « santé ». Pour le sergent-chef Lionel Delaule, responsable du parc ARI au CSP Besançon, il n’y a pas de mystère : « Si l’on veut accorder une totale confiance au matériel, il faut que chaque agent soit conscient de l’importance de l’entretien des ARI. Si un problème survient avec un appareil, il est important de l’identifier, de le mettre de côté et de le signaler au service de maintenance des ARI ». Bien évidemment, un appareil « défectueux » ne sera pas remis tel quel dans les engins. Le changement des pièces défectueuses sera opéré conformément aux instructions des constructeurs et l’appareil dans sa totalité sera testé sur un banc de contrôle. Régulièrement, l’ensemble des 84 ARI du CSP subissent un check-up, gage de confiance et de réussite opérationnelle pour les porteurs. Chaque passage au banc est archivé, et chaque appareil possède sa propre fiche d’entretien. En regardant de plus près, « bichonner » un ARI ne s’apparente pas à un simple coup de chiffon. Combien de sapeurs-pompiers savent qu’un ARICO se compose de plus de cent dix pièces, dont une vingtaine pour le seul régulateur haute pression ? En définitive, chaque sapeur doit être conscient que la protection respiratoire repose sur l’ensemble de la chaîne de contrôle. « Du porteur à l’agent de maintenance, chacun se doit d’apporter sa pierre à l’édifice, car demain, c’est le collègue qui coiffera l’ARI ». Et en atmosphère viciée, la vie repose, bien souvent, sur le bon état d’un flexible, d’un joint et de l’étanchéité du masque par exemple.




Les structures formatives

S’il est évident pour tout le monde que les sapeurs-pompiers ne peuvent plus intervenir sur incendie sans protection respiratoire, il convenait de mettre à leur disposition des outils pédagogiques de tout premier ordre pour optimiser leurs connaissances tant en matière de progression dans un local enfumé que de leur propres capacités à porter l’ARI. C’est en ce sens que les Sdis se sont dotés de structures fixes ou modulables, véritables « parcours du combattant du soldat du feu ». Dans le Doubs, le Centre d’entraînement au port de l’ARI (CEPARI), situé au cœur du CSP Montbéliard, a déjà accueilli plus de 2 000 sapeurs-pompiers depuis son ouverture en 2000. A l’origine de ce projet, le major Mario Gherardhi voulait doter les sapeurs-pompiers doubiens d’une structure modulable capable de les mettre dans des conditions les plus proches possible de la réalité opérationnelle. Un outil qui permet également aux nouvelles recrues de mieux appréhender un lieu inconnu, dans le noir et en atmosphère enfumée. Fort de cette expérience, nouvelle et physique, chacun peut aussi gérer le stress lié au port de l’ARICO en intervention et mieux se connaître. Régulièrement, des exercices sur site, en collaboration avec le service sécurité de Peugeot Sochaux, permettent aux équipes de peaufiner les procédures d’engagement et de reconnaissance. Du côté de Chalon-sur-Saône (71), c’est en 1988 que la maison à fumée a été inaugurée avec pour but principal de permettre aux porteurs de connaître leurs limites et de les amener à une certaine « autorégulation » dans l’effort pour qu’en toute occasion ils aient conscience des risques et de leurs limites. Parallèlement à la mise en œuvre de la maison à fumée de Chalon, première construction fixe en France, le Sdis 91 se dotait de son camion d’entraînement au port de l’ARI. Dans l’Essonne, le caisson mobile à fumée propose, sur trois niveaux, un parcours long de 40 mètres composé d’éléments modulaires aux tracés modifiables. L’ambiance est contrôlée en jouant sur plusieurs paramètres : bruit, éclairage, chaleur, fumée. Le tout sous surveillance infrarouge. Les maisons à fumée de Colmar, Mulhouse…, sont également d’excellents supports de formation pour favoriser l’accoutumance au port de l’ARI et l’évolution en milieux fumigènes. Et comme le souligne le commandant Diry, du CSP Chalon, ces équipements de haute technologie permettent une utilisation de l’outil de plus en plus adapté à la situation et évoluent au niveau de leur intériorisation. Depuis 1985, année de lancement du projet, beaucoup de fumée s’est échappée de la maison chalonnaise et nombreux seront encore les sapeurs-pompiers, publics et privés, à venir parfaire leurs connaissances de l’outil ARI tout en se sensibilisant sur la thermorégulation. L’efficacité du sapeur sur feu se doit de passer par là.

Les nouvelles technologies

S’il est une question que se posent les constructeurs d’ARICO s’est bien celle de savoir comment permettre aux sapeurs-pompiers de fournir des performances physiques importantes tout en restant des plus mobiles sur interventions. Chez Dräger, la question était de savoir comment on peut encore réduire la contrainte physique exercée par les ARICO sur les équipes d’intervention et augmenter leur confort de port. Par ailleurs, Dräger a effectué des recherches concernant les paramètres à prendre en compte lors de la mise au point de nouveaux appareils en vue d’une sécurité d’utilisation accrue. Le résultat de cette réflexion est une nouvelle génération d’ARICO. Son développement s’articule autour de quatre exigences : la diminution du poids, l’optimisation de la position de transport, l’augmentation de la liberté de mouvement et l’amélioration du contrôle de l’intervention. Un projet de recherche dénommé G 26 a servi de base pour les études de prévention en médecine du travail. Cette étude a montré quels étaient les effets du poids de l’appareil sur la consommation supplémentaire d’air respiratoire. Dans la norme EN 137, le poids maximum d’un ARICO a été fixé à 18 kg. Les premières générations d’ARICO à bouteilles d’air comprimé, de 2 x 4 litres sous 200 bars, avaient un poids total très proche de cette limite. L’introduction des pressions de 300 bars et des ARICO monobouteille ont pu ramener ce poids à 15 kg environ, ce qui soulage déjà nettement l’utilisateur. Avec l’apparition des matériaux composites à fibres de carbone dans la fabrication des bouteilles d’air comprimé ainsi que d’autres éléments de l’ARICO, complétée par quelques autres modifications techniques, une première génération d’un poids inférieur à 10 kg est apparue début 2000. Avec le PSS® 500, Dräger propose un appareil répondant à trois concepts fondamentaux : nouvelle alimentation en air comprimé, nouveau dispositif de transport et nouveau système de contrôle, d’avertissement et d’alarme. Développé en ayant à l’esprit le confort de l’utilisateur, le PSS®500 est un concept révolutionnaire en matière de design d’appareil de protection respiratoire à air comprimé avec un réservoir d’air et un dispositif de transport totalement repensés. La source d’air comprimé est constituée de trois réservoirs sphériques dont le poids repose sur les hanches et donc proche du centre de gravité du porteur. Le jeu de trois sphères est situé dans une coque compacte et robuste en matériau composite armé de fibres de carbone. Les bouteilles et le circuit pneumatique sont totalement protégés. Les obstacles ne peuvent pas s’accrocher à cet habillage rigide aux formes arrondies. Autre atout de poids, le temps nécessaire pour procéder aux changements des bouteilles : 20 secondes. Côté circuit fermé, le PSS® BG4 est la dernière génération de l’appareil à circuit fermé. D’une autonomie qui peut aller jusqu’à 4 heures, il convient pour les interventions de longue durée. L’appareil est équipé du bodyguard. Cet équipement de surveillance totalement électronique délivre toutes les informations nécessaires pendant l’utilisation. Son support dorsal ergonomique, son faible poids et les bretelles et ceintures rembourrées et améliorées assurent un meilleur confort d’utilisation. Regroupant plusieurs marques, dont Fenzy, la division respiratoire du groupe Bacou-Dalloz fabrique et commercialise l’ensemble des équipements de protection individuelle (EPI) liés à la protection respiratoire. « La totalité de nos produits classés EPI de niveau 3 et la conception de ces produits doivent être conformes aux différentes normes européennes se rapportant à la protection des voies respiratoires. L’ensemble des usines respiratoires du groupe est d’ailleurs certifié ISO 9001 », tient à préciser Daniel Benoît, directeur commercial de la division.

Témoignage Major Denis Bigueur (formateur ARI au Sdis 25)

« Connaissance parfaite de la méthode et des gestes techniques, prise en compte des contraintes physiologiques, formation spécifique, aptitudes physiques et respect de la zone de silence sont autant de paramètres fondamentaux pour assurer une sécurité optimale des porteurs lors de toute reconnaissance longue durée ». Pour le major Denis Bigueur, formateur ARI au Sdis 25, s’il est un domaine de formation qui ne doit pas être sujet à discussion c’est bien celui intéressant les reconnaissances longues durées. A la question délicate de savoir quelle formation doit suivre un porteur d’ARI pour une mission de longue durée, le message est là aussi très clair. « Il est d’abord utile de préciser qu’il est important de bien faire la différence entre les reconnaissances de longue durée qui peuvent être effectuées avec des ARI traditionnels ou ARI bloc bi-bouteilles et les reconnaissances de très longue durée qui sont réalisées par des équipes spécialisées comme les Groupes explorations longue durée (GELD), qui travaillent en général avec des ARICF d’une autonomie pouvant aller jusqu’à 4 heures. Dans les deux cas, il faut mettre à disposition des intervenants des structures adaptées comme les circuits à fumée et autres sites appropriés à l’entraînement au port de l’ARI et à la mise en œuvre de la méthodologie opérationnelle. » Quant à la gestion opérationnelle que doit mettre en place le chef de groupe lors de toute intervention de reconnaissance sous ARI, la question relève de l’approche le plus près possible du canevas type et de la sensibilité du chef par rapport à « ses » hommes dans la constitution des binômes. Et le major Bigueur de préciser : « La théorie voudrait que le chef de groupe constitue des binômes homogènes au regard de la consommation individuelle des agents armant un fourgon. Dans la plupart des cas, il constitue ses équipes en fonction des âges, gabarits et expérience de chacun. Si l’âge et le gabarit ne sont pas des critères de consommation en air, il est toutefois judicieux de gérer la reconnaissance avec le maximum de sécurité et d’efficacité en associant des sapeurs de corpulence et âge égaux ».

Eprouvantes à plus d’un titre, les reconnaissances longue durée demandent une hygiène et une aptitude physique de tout premier plan. Un point sur lequel le formateur insiste tout particulièrement. « Un entretien physique quotidien et une bonne alimentation lors des prises de garde sont autant d’atouts pour éviter le risque d’une hypoglycémie. Sur le terrain de l’intervention, il serait souhaitable que chaque porteur puisse disposer, au minimum, d’un tee-shirt de rechange (problème de thermolyse) et pense à se réhydrater avant, pendant et après l’intervention. A ce titre, l’engagement d’un véhicule logistique et le soutien du 3SM dès les premières minutes de l’intervention apparaissent comme des alliés de poids quant à la réussite des opérations. »




Bouteilles personnalisées

Chez Fenzy, la production annuelle avoisine les 10 000 appareils. Point particulier, la personnalisation du masque par rapport au client. Les bouteilles carbones (bouteilles autres que métalliques), datent d’une dizaine d’années et subissent une inspection périodique tous les 40 mois maximum. La requalification périodique (ensemble sous pression + robinet) intervient tous les 5 ans et tous les 10 ans pour les bouteilles métalliques. Prochainement, les appareils subiront toute une panoplie de tests pour répondre à la norme EN 137, dont un test à l’embrasement (mannequin qui respire confronté aux flammes pendant 10 secondes ; température d’environ 1 000 °C). Autre point sur lequel Fenzy veille : le service après-vente. Et il faut être à la hauteur des 300 000 masques Fenzy et Fernez, 150 000 ARICO et 100 000 demi-masques en service en France. Côté formation des sapeurs-pompiers, Fenzy dispense trois programmes de formation à destination des utilisateurs, dont des stages de vérification et maintenance des appareils respiratoires. Au niveau des nouveautés, Fenzy n’est pas en reste de ses concurrents. L’ARICO « X PRO » propose un nouveau dosseret réglable, une nouvelle soupape et un kit d’adaptation sur la ceinture de feu. Au rayon des ARICF, le « BIOMIX » accuse un poids de 15,9 kg pour une autonomie de 2 heures. Ce choix répond à la majorité des besoins opérationnels, d’après Daniel Benoît. Particularité du Biomix, le peroxyde de potassium (KO2) permet une absorption de l’humidité (inférieure à 35 %). A noter également une température inférieure à 35 °C. Tout un confort ! Chez MSA-Gallet, le masque Ultra Elite est le modèle haut de gamme. Cet accessoire possède un oculaire sans défaut visuel et anti-buée qui couvre le champ de vision naturel pour une meilleure sécurité des porteurs. Extrêmement confortable, il permet une excellente transmission de la parole. Les combinaisons masques / coiffes offrent l’avantage de pouvoir mettre en place et retirer le masque sans ôter le casque. Coté dosseret, l’AIRMAXX se veut conforme à la norme EN 137 et au top de la technologie : plaque dorsale ajustable en hauteur, harnais ergonomique, ceinture dorsale avec pivotement pour une meilleure distribution du poids, manomètre rotatif et luminescent…

A savoir: normalisation

Concernant les appareils de protection respiratoire, les travaux de normalisation européenne ont débuté dès 1974, au sein du comité technique CT 79, lui-même subdivisé en huit sous-comités, selon les grandes familles d’appareils ou de constituants d’appareils. Ce comité coordonne le programme de travail des sous-comités en fonction des priorités qui lui sont fixées par l’Union européenne, par des mandats successifs. NF EN 136 : masques complets filtrants ; NF EN 137 : appareils de protection respiratoire autonomes à circuit ouvert, à air comprimé ; NF EN 141 : filtres anti-gaz et filtres combinés. Selon la directive 89 / 686 / CEE, les appareils de protection respiratoire doivent, pour être mis sur le marché, subir un examen de conformité aux exigences essentielles qui y sont énumérées, de la part d’un organisme notifié par le gouvernement de l’un des pays membres de l’Union européenne, puis, comme preuve de cette conformité, comporter le marquage prévu par la directive, c'est-à-dire la marque « CE », suivie du numéro de référence de l’organisme chargé de suivre la qualité du produit.

Bouteille 9l / 300B Sur une bouteille chargée en air à 300 B, il s’exerce des forces très importantes en diverses directions. A titre d’exemple, la poussée s’exerçant sur le fond d’une bouteille 9/ 300 B est d’environ 92 tonnes.

Cartouche filtrante Question absorption, les cartouches filtrantes sont des plus efficaces. A titre d’exemple, 1 cm3 de charbon actif a une capacité d’absorption d’environ un terrain de football. 180 g de charbon actif ne feront aucun complexe face à un terrain de golf 18 trous.



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