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[Reconnaissance] Fuite de gaz


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pl.lamballais
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MessagePosté le: 01 Fév 2007, 14:53 Répondre en citant Revenir en haut de page

Le Nane a écrit:
J
Je suis toujours partant pour mettre le maximum de précautions mais des fois ce n'est pas possible.....

Non. C'est toujours possible. Qu'est ce qui t'empeche d'établir? Ta simple volonté et le fait de penser que "ça ne sert à rien". Mais si tu arrives et que ça fume, là, tu vas établir? Preuve que c'est donc possible.

Citation:
Donc quand on part en inter, c'est généralement qu'il y a quelque chose.

Non, désole c'est malheureusement l'inverse et c'est ca qui cause le plus de tort[/quote]
Là, tu te trompes. Dans l'état actuel, le nombre de départ pour rien est faible par rapport à ce qu'il y aura quand les détecteurs seront généralisés.
Donc si déjà, aujourd'hui, tu as l'impression que tu part souvent pour rien, tu vas pas être déçu dans les prochaines années. Big_sourire

Ceci étant, greg a bien raison: c'est une question de mentalité. Car à la limite, cela devrait être naturel: tu arrives sur une structure, hop les mecs mettent les ARI et établissent. Le sous-off ne devrait même pas avoir à donner ce genre d'ordre. A l'extréme, la sécurité sera prise en compte le jour ou il faudra donner l'ordre de ne pas établir c'est à dire le jour ou, par défaut, toute l'infrastructure hydraulique sera mise en oeuvre automatiquement, tout comme les échelles sur les fenêtres pour parer aux évacuations etc...
Mais ça, c'est pas pour demain.

Amitiés
Pierre-Louis

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Le Nane
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MessagePosté le: 01 Fév 2007, 15:02 Répondre en citant Revenir en haut de page

Citation:
Donc quand on part en inter, c'est généralement qu'il y a quelque chose.

Citation:
Non, désole c'est malheureusement l'inverse et c'est ca qui cause le plus de tort

Là, tu te trompes. Dans l'état actuel, le nombre de départ pour rien est faible par rapport à ce qu'il y aura quand les détecteurs seront généralisés.
Donc si déjà, aujourd'hui, tu as l'impression que tu part souvent pour rien, tu vas pas être déçu dans les prochaines années. Big_sourire


Lorsqu'on part pour odeur suspecte ou de gaz, mais c'est très rarement réel,ou alors c'est peut être spécifique au milieu urbain.
Dans la plus part des cas, ca sera la mobilette du gamin qui fuira dans la cave, les ordures entreposées, les egouts qui remontent, le chat qui a claqué.....

Mais je suis d'accord que l'on sortira plus avec les detecteurs....

On parle bien des départs pour gaz et non incendie.....

PS: Tu n'auras toujours pas répondu à ma première question
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amand02
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MessagePosté le: 01 Fév 2007, 15:26 Répondre en citant Revenir en haut de page

Bonjour,

Je suis assez d'accord avec Le Nane.
Les départs pour odeur de gaz sont souvent des sorties sans intervention.

Le raisonnement et l'argumentaire de pl.lamballais sont très pertinents et font réfléchir, mais je me vois mal faire dérouler pleins de tuyaux aux gars sans même être allé voir ce qui se passe.

Par contre, pour une odeur de fumée, tout ce que préconise pl.lamballais me semble très judicieux, mais il est vrai qu'on préfère avoir fait une bonne reconaissance, et savoir ce qu'il en est réellement de notre intervention avant d'engager des moyens en eau.
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pl.lamballais
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MessagePosté le: 01 Fév 2007, 17:14 Répondre en citant Revenir en haut de page

amand02 a écrit:
Bonjour,

Je suis assez d'accord avec Le Nane.
Les départs pour odeur de gaz sont souvent des sorties sans intervention.

Le raisonnement et l'argumentaire de pl.lamballais sont très pertinents et font réfléchir, mais je me vois mal faire dérouler pleins de tuyaux aux gars sans même être allé voir ce qui se passe.

Par contre, pour une odeur de fumée, tout ce que préconise pl.lamballais me semble très judicieux, mais il est vrai qu'on préfère avoir fait une bonne reconaissance, et savoir ce qu'il en est réellement de notre intervention avant d'engager des moyens en eau.

Ce qui est à mon sens une très grave erreur car une fois que tout le système se met en marche, les établissements passent à la trappe: soit on arrive et on déroule, soit on part dans de la reco, dans tout un tas de trucs, et tout d'un coup, oups.... envoi l'eau viiiiiite! Ben faut d'abord qu'on déroule et là, rien ne va plus.

Pour répondre à la question de LeNane, je fais dérouler de la toile même si c'est à priori pour rien. Disons que je part du principe que j'attache ma ceinture même quand j'ai pas d'accident.

En fait, ce qui manque cruellement c'est de l'analyse d'accident. En France les rapport d'enquêtes sont pas public alors qu'aux USA ils le sont et en plus, vu le nombre élevé de SP et d'intervention, le nombre d'accident est important et permet d'avoir une base de données assez balaise et qui fait sérieusement réfléchir.

Dans le même esprit, une lecture du doc "Approche Tactique" dispo sur flashover.fr permettra de se poser quelques questions et peut-être de voir les choses autrement.

Ceci étant, quand je vois la différence entre les appels pour SAP et ce qui est découvert à l'arrivée par les SP, je me pose de sérieuses questions sur les actions incendies mise en oeuvre en se repérant simplement sur ce qui a été dit dans le message d'alerte....

Amitiés
Pierre-Louis
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Shrulk
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MessagePosté le: 01 Fév 2007, 18:03 Répondre en citant Revenir en haut de page

Bonjour,

Ici, on parle d'une éventuelle fuite de gaz qui est déjà un peu "localisée" en quelque sorte dans une partie d'un immeuble (3ème étage pour reprendre l'exemple de départ). Donc on saura où établir nos moyens hydrauliques.

Par contre, lorsque cette éventuelle fuite de gaz est moins "localisée", c'est-à-dire lorsque qu'on sent l'odeur dans tout l'immeuble, ou même encore lorsque que l'on sent cette odeur dans plusieurs immeubles et dans la rue, donc sur un secteur déjà beaucoup plus grand par rapport à notre étage d'immeuble, dans ce cas, où établir la LDV?

A bientôt. Wink

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Tonton
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MessagePosté le: 01 Fév 2007, 18:07 Répondre en citant Revenir en haut de page

Salut,

SPV-SDIS69 a écrit:
... dans ce cas, où établir la LDV?


par terre !

Pour ma part, je n'ai jamais établi pour odeur suspecte ou fuite de gaz (je suis pas CA) et le plus souvent on vient pour rien !

smile_coolman
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Tonton
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MessagePosté le: 01 Fév 2007, 21:03 Répondre en citant Revenir en haut de page

Explosimétrie et détection de gaz

S’il est une question qui hante tout chef de groupe ou chef d’agrès au départ d’une intervention pour fuite de gaz, c’est bien celle de savoir si l’atmosphère ambiante est explosive ou non. Vigilance et respect des procédures seront le fil conducteur des actions menées par les premiers intervenants.

Texte et photos > Raphaël Letourneur pour Pompiers.fr


Depuis le XXe siècle, le sapeur-pompier doit faire face à une multitude de risques industriels et technologiques. Si leur dangerosité n’est plus à démontrer, le canevas type d’une intervention est toujours délicat. Plus près de nous, le danger d’explosion provoqué par tel ou tel gaz est bien souvent sous-estimé. Le sapeur-pompier se doit, tant pour sa propre sécurité que pour celle de la population, d’appréhender les risques présentés par les atmosphères explosives de plus en plus présentes dans l’industrie, les installations domestiques et les transports. A défaut de pouvoir quantifier « de visu » cet ennemi au pouvoir des plus détonnants, le sapeur-pompier peut compter sur un appareillage de détection et de mesure de l’explosivité. Fiable, de mise en œuvre facile et ergonomique, le détecteur de gaz se décline dans plusieurs versions. Vulgariser l’explosimétrie, sans pour autant la minimiser, doit être au cœur des actions de tout centre de secours. Par définition, une atmosphère explosible est susceptible de devenir explosive par augmentation de la quantité de combustible ou de comburant. Une simple phrase qui permet toutefois de souligner la problématique du sapeur-pompier puisqu’elle ne donne aucune indication quant à la quantité de combustible contenu dans le local. Ce combustible, le gaz en ce qui nous concerne aujourd’hui, est l’un des trois paramètres du triangle du feu, bien connu de tout sapeur. Avec le comburant et la source d’activation, il constitue une triplette qui se plaît à créer ou à entretenir le feu.

Connaître ses limites
En s’appuyant sur la protection respiratoire, où chacun des porteurs doit connaître ses limites, tant physiques que par rapport au stress, le sapeur-pompier se doit de bien avoir conscience des limites d’explosivité des gaz. Entre limite inférieure d’explosivité (LIE) et limite supérieure d’explosivité (LSE) se situe la zone d’inflammation (ZI). C’est la zone la plus dangereuse car elle représente le secteur où tous les ingrédients nécessaires à l’inflammation sont contenus en proportions idéales. Pour comprendre au mieux ces trois zones, imaginons un récipient dans lequel est contenu un liquide inflammable (cf. schéma ci-dessous). Après ouverture, les vapeurs d’hydrocarbures se répandent dans le local et se mélangent à l’air ambiant. Au débouché du récipient, le mélange air-gaz est trop riche en gaz et ne favorise pas une inflammation (LSE). En partie haute du local, le mélange est trop riche en air et ne favorise pas l’inflammation non plus (LIE). En revanche, entre ces deux extrémités, le mélange est des plus propices et c’est là que l’on retrouve cette fameuse zone dangereuse, la ZI. Prenons un autre exemple, celui d’un moteur d’une tondeuse à gazon. S’il n’y a pas assez de vapeur d’essence dans les cylindres, le moteur ne démarre pas. On se situe en partie inférieure de la LIE. D’un autre côté, si la teneur en vapeur d’essence dépasse la LSE, le moteur ne démarre pas non plus, c’est le phénomène du moteur noyé. Dès que le mélange atteint les limites idéales pour l’explosion, la tondeuse est prête à l’emploi, puisque la ZI est atteinte.

Prévenir tout risque d’explosion
Si la plupart des gaz de combustion couramment rencontrés sont inodores, le flair du sapeur-pompier peut compter sur l’ajout d’un odorant, le THT (C2H6S), issu de la famille des mercaptans. Lors d’une fuite dans un milieu conséquent, il se peut que gaz et odorant se séparent. Dès lors, l’explosimètre devient le principal allié du sapeur-pompier pour prévenir tout risque d’explosion et délimiter la ZI. Le principe de fonctionnement d’un explosimètre par oxydation catalytique est très simple. Au sein d’une chambre de combustion, un filament est chauffé à haute température grâce à un courant électrique qui le traverse. Lorsqu’un mélange gazeux est admis dans la chambre de combustion, il y a oxydation déclenchée et aidée par le catalyseur. L’oxydation provoque une élévation de la température importante au niveau du filament. La résistance électrique du filament change donc la valeur du courant électrique. Ce type d’explosimètre va mesurer la quantité de gaz présent entre 0 % et 100 % de la LIE. Les explosimètres sont calibrés sur un gaz donné ayant des limites d’explosivité spécifiques. Pour mesurer un gaz autre que celui calibré par l’explosimètre, il suffit de se référer à des courbes de conversion.

Quelques exemples de matériel
De plus en plus nombreux sur le marché, les appareils de détection de gaz se déclinent en versions plus ou moins complexes. Du monoxyde de carbone (CO), au cyanure d’hydrogène (HCN), en passant par l’ammoniac (NH3) et autre oxyde nitrique (NO), la gamme des détecteurs mise à disposition des sapeurs-pompiers est des plus étendues. BW Technologies, dans le cadre du congrès national des sapeurs-pompiers en septembre dernier, a lancé la dernière version du « GazAlertClip Extreme ». Détecteur (H2S, CO, O2, SO2), cet appareil fournit trois années de protection sans remplacement de capteur, sans étalonnage ni immobilisation. Les évènements sont automatiquement enregistrés pour être transmis à une imprimante infrarouge ou directement à un ordinateur via un port IR USB. Le fonctionnement est simple (une seule touche) et il n’y a pas de remplacement des piles. Toujours chez BW, le « GazAlertMicro5 », à classer dans la gamme des multigaz, peut contrôler et afficher simultanément les relevés de cinq risques atmosphériques, notamment l’oxygène, les gaz combustibles et une gamme de gaz toxiques. Les alarmes vibrantes, sonores et visuelles s’activent en situation d’alarme basse, haute, VME et VLE. Il y a une possibilité d’ajouter une pompe motorisée. Seul et unique système de surveillance transportable multipoints au monde, le « Rig Rat II » se caractérise par des capacités éprouvées sur les chantiers mobiIes et par les équipes de secours lors de catastrophes. L’appareil, totalement autonome, surveille continuellement les dangers liés à la présence de gaz toxiques, de combustibles ou d’oxygène. Chez Biosystems-Fenzy, c’est un détecteur portable, le « PhD Lite » qui est mis en avant. Cet appareil permet un contrôle continu des risques les plus couramment rencontrés par les sapeurs-pompiers : déficience et excès d’oxygène, présence de gaz explosifs et d’hydrogène sulfuré ou de monoxyde de carbone. Chaque appareil contient une boîte noire qui enregistre automatiquement les mesures. Avec sa gamme de détecteurs Pac 1000, 3000 et 5000, Dräger propose toute une panoplie de détecteurs de gaz multifonctions avec alarmes conçus pour la détection de concentration de gaz dangereuses dans l’air ambiant (CO, H2S, O2). Rae Systems propose pour sa part un détecteur de gaz portable multifonction d’une toute nouvelle génération, l’EntryRAE. Un instrument qui permet le contrôle classique des gaz explosibles (% LIE), de l’oxygène (% O2), du monoxyde de carbone (CO) et de l’hydrogène sulfuré (H2S), mais aussi le contrôle des composés organiques volatils (COV) par photo-ionisation (PID). A savoir qu’en présence, même minime, de COV inflammables, cette technologie permet de détecter en premier lieu le risque toxique susceptible de mettre en péril la santé des utilisateurs, avant même que la cellule catalytique n’indique la concentration inflammable de molécules organiques. Pour la plupart des COV comme le benzène, le toluène, le xylène, la méthyl-éthyl-cétone, l’isopropanol…, 1000 ppm mesurés par le PID équivalent à seulement 10 % de la LIE. Msa-Gallet, avec son détecteur Orionplus, propose un appareil détecteur cinq gaz, simple, compact et innovant pour des applications extrêmes. Il permet une détection des gaz explosibles, O2, H2S, CO et 17 nouveaux capteurs, tels que Cl2, NH3… Son utilisation est simple et intuitive, l’écran est très large avec affichage graphique. L’appareil peut être utilisé comme moniteur personnel, comme appareil de mesure ou bien comme appareil de contrôle (par exemple après l’extinction CO2).

Intoxication au CO
Toute intervention pour fuite de gaz ou odeur suspecte doit être considérée comme sérieuse. C’est aux premiers intervenants qu’incombe la mission de prévenir tout risque d’explosion et de mettre en sécurité la population. Le sapeur-pompier doit se tenir perpétuellement a l’affût des dernières informations en matière d'explosimétrie. Avec la saison hivernale qui se profile et la mise en fonctionnement de plus d’une chaudière mal réglée, la vigilance doit être de rigueur pour tout départ concernant une personne ne répondant pas aux appels. En effet, au même titre que les feux de cheminée, il ne faut pas perdre de vue le risque d’intoxication lié au monoxyde de carbone. Il serait d’ailleurs souhaitable que chaque équipage VSAV soit doté d’un détecteur de CO. A défaut de pouvoir compter sur son odorat, le sapeur-pompier pourra toujours prendre connaissance de la mesure affichée sur l’écran de son détecteur. Tout nouveau et des plus intéressants dans ce cadre, le RAD 57 de Massimo Europe. Fournisseur de cellules et de capteurs pour oxymétrie de pouls, la société Massimo a eu l’idée de réunir dans un seul boîtier un oxymètre et un module de mesure du monoxyde de carbone dans le sang (SpCO). Pour obtenir la SpCO, dont les doses de mesure sont intégrées au même capteur de doigt que celui de la SpO2, il suffit d’appuyer sur le bouton SpCO et l’affichage prend instantanément la place de celui de la SpO2 pour 10 secondes. La mesure se fait de 1 % à 40 %. Un appareil qui va vite devenir indispensable. Quel sapeur-pompier ne s’est jamais interrogé sur une possible intoxication au CO ? La mesure dans l’atmosphère est indispensable pour prévenir les premiers intervenants quant à un danger. La présence ou non de CO, sans mesures dans les premiers instants, reposait essentiellement sur le diagnostic médical réalisé à l’hôpital lors d’un examen sanguin. Désormais, dès la prise en charge des victimes ou des impliqués, la détection du CO sera des plus rapides.

Densité des gaz
Une des problématiques de toute intervention pour « fuite de gaz » est liée au poids du gaz par rapport à l’air. Les gaz lourds se trouvent toujours aux points les plus bas des bâtiments (cave, étages inférieurs, égouts, vides sanitaires…), tandis que les gaz légers se situent en hauteur (étages supérieurs, faux plafonds, combles…). Au regard de ce constat, comment savoir si un gaz s’échappant d’une citerne fixe, d’une canalisation ou d’un transport de matière dangereuse est plus lourd ou plus léger que l’air ? Nul besoin d’être chimiste pour apporter une réponse à cette question. Il suffit de repérer la formule chimique de la matière. La matière est composée de molécules, elles-mêmes composées d’atomes, qui eux aussi ont un poids. Les gaz les plus rencontrés dans notre vie quotidienne sont principalement constitués de carbone (C), d’hydrogène (H), d’oxygène (O2) et d’azote (N). Connaissant la densité de l’air (29) et la masse molaire du carbone (12), de l’hydrogène (1), de l’oxygène (32) et de l’azote (14), quelle est la densité du butane, dont la formule chimique est C4H10 ? Après quelques multiplications et additions, on trouve une densité de 58. La densité de l’air (29) étant inférieure à celle du butane (58), on trouvera le gaz butane en partie inférieure des bâtiments ou locaux.

Mesures conservatoires

• Garer les engins à distance des bâtiments.
• Engager le minimum de personnel.
• Port de l’ARI (asphyxie et limitation du Blast).
• Ne pas s’engager sans moyen hydraulique (lance).
• Interdire l’accès du bâtiment.
• Renseigner GDF.
• Laisser les appareils non antidéflagrants à l’engin (bip, tph portables…).
• Etalonner l’explosimètre avant l’arrivée sur les lieux.
• Allumer les lampes avant de s’engager.
• Attention aux évacuations de bâtiments (surtout la nuit).

Pris de : http://pompiers.fr/index.php?id=3010
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spire01
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MessagePosté le: 02 Fév 2007, 09:24 Répondre en citant Revenir en haut de page

Salut,
Sur mon secteur les fuites de gaz sont relativement nombreuses et souvent cela fuit vraiment!!
Pour autant il est trés rare que l'ont établisse un moyen en eau pour une fuite de gaz!
Les seuls fois ou l'ont a fait la totale celà à été lors d'arrachement de conduites, lorsque le risques est présent et réel.
Une fuite de gaz sur colonne montante ou autre basse préssion (19 à 21 mmb) en pleine journée serat detectée (généralement ) assez tot pour que le % de gaz ne soit pas dangereux et donc sans véritable risques.

Attention nous somme en millieux urbain avec des délais de présentation trés court (en moyenne 4, 5 mn).

Maintenant prévenir et mieux que guérire!
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MessagePosté le: 02 Fév 2007, 10:13 Répondre en citant Revenir en haut de page

spire01 a écrit:

Attention nous somme en millieux urbain avec des délais de présentation trés court (en moyenne 4, 5 mn).

C'est vrai que cela joue beaucoup. Ce qui joue aussi sur ton secteur c'est qu'une demande de renfort aboutit en quelques minutes à une présence massive de personnel et que la présence d'un important réseau d'hydrant fait que les problèmes d'alimentation sont assez peu fréquents.
Par contre, avec un départ à 6 en 15 minutes, des renforts à 20 voir 30 minutes et un poteau à 200m, il me semble préférable de mettre les moyens en oeuvre avant que le pépin n'arrive.

Amitiés
Pierre-Louis
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MessagePosté le: 02 Fév 2007, 13:51 Répondre en citant Revenir en haut de page

la routine tue n'oubliez pas!

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MessagePosté le: 03 Fév 2007, 09:33 Répondre en citant Revenir en haut de page

bonjour, la mise en place d'une ldv pour effectuer la reconnaissance implique un ralentissement dans celle ci et une perte de temps dans la recherche de la fuite. de plus pour tout ce qui est fuite de gaz ou recherche odeur suspect il vaut mieux etre le minimum possible moi quand je penetre je suis seul avec mon chef d'équipe et le detecteur c'est tout. pour le reste du personel l'adjoint recherche la coupure du gaz, un point d'eau pour alimenter le fptl et pour les moyens radios il n'y a que l'équipe engagé qui parle.
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MessagePosté le: 03 Fév 2007, 09:54 Répondre en citant Revenir en haut de page

pierrerr a écrit:
bonjour, la mise en place d'une ldv pour effectuer la reconnaissance implique un ralentissement dans celle ci et une perte de temps dans la recherche de la fuite.

Donc puisque c'est la vitesse qui prime, je suppose que dans le cas de recherche d'une victime, tu y vas aussi sans eau puisque dans ce cas c'est aussi la vitesse qui prime.
En fait, puisqu'l faut tout le temps allez vite, tu ne mets de l'eau que si tu vois bien les flammes...

Pierre-Louis
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MessagePosté le: 03 Fév 2007, 10:52 Répondre en citant Revenir en haut de page

Salut,

pierrerr a écrit:
bonjour, la mise en place d'une ldv pour effectuer la reconnaissance implique un ralentissement dans celle ci et une perte de temps dans la recherche de la fuite. de plus pour tout ce qui est fuite de gaz ou recherche odeur suspect il vaut mieux etre le minimum possible moi quand je penetre je suis seul avec mon chef d'équipe et le detecteur c'est tout. pour le reste du personel l'adjoint recherche la coupure du gaz, un point d'eau pour alimenter le fptl et pour les moyens radios il n'y a que l'équipe engagé qui parle.


Quel est le départ type pour fuite de gaz qur Marseille ?

merci smile_coolman
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MessagePosté le: 03 Fév 2007, 12:40 Répondre en citant Revenir en haut de page

Tonton a écrit:
Salut,

pierrerr a écrit:
bonjour, la mise en place d'une ldv pour effectuer la reconnaissance implique un ralentissement dans celle ci et une perte de temps dans la recherche de la fuite. de plus pour tout ce qui est fuite de gaz ou recherche odeur suspect il vaut mieux etre le minimum possible moi quand je penetre je suis seul avec mon chef d'équipe et le detecteur c'est tout. pour le reste du personel l'adjoint recherche la coupure du gaz, un point d'eau pour alimenter le fptl et pour les moyens radios il n'y a que l'équipe engagé qui parle.


Quel est le départ type pour fuite de gaz qur Marseille ?

merci smile_coolman

La question est interessante car elle montre bien que dans tous les cas, le SP pense qu'il va maitriser. Donc en gros, on se repère sur un évenement potentiel dont on ne prévoit pas l'évolution.

J'ai un exemple assez amusant (amusant car les gars ont été bousculés mais sans plus), avec l'accident de la rue Galilé en Novembre 2004. Les gars sont partis pour une odeur et un peu de fumée. Ils sont arrivés dans le couloir avec la LDT.
J'en ai discuté assez longuement avec le BAT et pour eux, la situation était simple: 2 petits jeunes, les vieux derrière qui poussaient au cul et, dans l'esprit de tout le monde, derrière la porte un steak qui crame dans une poêle: pas de fumées (très très minime), pas de chaleur.
Donc en gros "allez y les p'tit jeunes"..

Les gars ont donc ouvert la porte et là, ils ont découvert en 1 centième de seconde qu'ils ne maitrisaient rien du tout: ils se sont en effet trouvé face à un plafond de fumée hyper dense à 1m du sol. Le temps qu'ils se disent"ben dit donc , c'est pas du tout comme on croyait", le matelas qui mourronnait à gauche a prix feu et vlam! Les deux mecs se sont retrouvé sur le cul, l'ARI arraché et front de flamme a parcouru les 15m du couloir.

Après avoir étudié de nombreux accidents (et je peux vous dire qu'au bout d'un moment lire des rapports remplis de mec morts au feux, ça lasse un peu...) on en arrive vite à la conclusion que l'intervention doit se gérer tactiquement non pas en foncction d'un descriptif qui dans la réalité à assez peu de chance d'être vrai, mais elle doit se gérer en fonction de la structure car c'est le seul élément qui est fiable d'un point de vue dimensionnement, impact des phénoménes quelqu'ils soient etc..

Il en va de même pour les indications des témoins (victimes ou pas), qui, après étude, s'avérent peu fiable dans un sens ("y'a quelqu'un dedans") ou dans l'autre ("y'a personne dedans").

Tant que la gestion d'une intervention se fera sur une supposition quant aux évenements qui se sont et qui vont se passer, nous aurons des accidents.

Amitiés
Pierre-Louis
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MessagePosté le: 03 Fév 2007, 12:53 Répondre en citant Revenir en haut de page

Tonton a écrit:
Salut,

pierrerr a écrit:
bonjour, la mise en place d'une ldv pour effectuer la reconnaissance implique un ralentissement dans celle ci et une perte de temps dans la recherche de la fuite. de plus pour tout ce qui est fuite de gaz ou recherche odeur suspect il vaut mieux etre le minimum possible moi quand je penetre je suis seul avec mon chef d'équipe et le detecteur c'est tout. pour le reste du personel l'adjoint recherche la coupure du gaz, un point d'eau pour alimenter le fptl et pour les moyens radios il n'y a que l'équipe engagé qui parle.


Quel est le départ type pour fuite de gaz qur Marseille ?

merci smile_coolman


Bon ben je réponds à ma question !
Générale ville au départ + GDF
En reco CA FPTL + Chef d'équipe - CA FPT + 1er équipe + SOA
Aucun établissement, ça en fait du monde !!!

smile_coolman
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